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29 janvier 2006

PMU...difficile à suivre

Dans une société bien souvent sur-médiatisée, il est quand même symptomatique d'être si peu informé sur le décès d'hommes et de femmes  exclus.
Un voile "pudique" est mis sur les résultats humains. Pensez donc...on fait grand cas des morts ici ou là, alpiniste sportif, jeunes ayant trop fréquenté les poulets aux 4 coins du monde...mais dans les derniers jours impossible de savoir s'il y a 2, 3 ou 4 SDF morts de froid!!!!! Tout ça en France en 2006!!

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29 janvier 2006

Yuri Bonder

Il y a quelques mois, j'ai découvert grâce à Corps_Circuits, un photographe sur lequel j'ai flashé. J'ai eu beau tenter de négocier avec elle, la possibilité de mettre rapidement mon choix de ses photos sur ce blog, rien à faire!!! sourire.
Par respect pour elle et son grand travail de recherche j'ai attendu qu'elle publie sur son excellent blog les photos de Yuri Bonder, photographe israélien.
Vous trouverez ici une vision complémentaire de mon regard sur cet artiste.
Il est rare de trouver un photographe prolifique dont toutes les photos frisent l'excellence.

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1 décembre 2011

La violence faite aux femmes

« Bonjour, je m’appelle Corinne NICOLE, j’ai 44 ans, je suis mariée, mère de cinq enfants , militante CGT depuis des années. Je travaille comme ouvrière en 2 x 8 et j’insiste sur le mot « ouvrière » pas opératrice comme on nous appelle maintenant, dans un abattoir de poulets comme il y en a beaucoup en Bretagne. Il y aurait tant de chose à vous dire sur les conditions de travail des salariés de l’agro-alimentaire, ce qui me prendrait évidemment plus de temps qu’il m’est imparti. C’est pourquoi j’ai décidé de vous décrire la journée d’une ouvrière dans ce secteur. Cette ouvrière je l’appellerai NADINE, 27 ans d’ancienneté, 43 ans, maman de 3 enfants de 8 à 14 ans. »

« Nadine se lève à 4 heures pour une prise de poste à 5H40. Cette semaine elle est du matin. Après avoir avalé vite fait son café (elle n’arrive toujours pas à prendre son petit déjeuner si tôt), Nadine vérifie les cartables des enfants, dresse la table du petit déjeuner, prend sa douche et part au travail. Pendant le trajet, elle se dit qu’heureusement que les enfants ont grandit et qu’elle n’a plus à les emmener chez la nourrice, qu’elle à bien eu du mal à trouver d’ailleurs. L’aînée de 14 ans lèvera les petits vers 6h30 et les déposera à la garderie à 7h30 avant de prendre elle-même le bus pour se rendre au collège. »

« Ouf ! Il n’y a pas de brouillard aujourd’hui, les enfants seront plus visibles par les automobilistes sur le parcours de l’école car il y a un kilomètre à faire. Nadine arrive sur le parking de l’entreprise à 5h15, se rend au vestiaire, prend sa tenue : pantalon, vareuse, charlotte, manchette, gant. Elle met son pantalon et commence à enfiler sa vareuse.  Aïe ! Ce bras et cette épaule qui recommence à la faire souffrir, elle arrive de justesse à le lever à l’horizontale, il va falloir qu’elle demande la taille du dessus pour la vareuse, elle sera plus facile à enfiler, elle dira qu’elle a pris du poids. Vite fait, elle avale son anti-douleur (Lamaline). Deux en cas de douleur lui a dit son médecin-traitant qu’elle a consulté il y a un mois. Du repos qu’il lui a dit ! Il est marrant lui, c’est pas lui qui va perdre 230 euros sur sa paie du mois ! Bon, ça tiendra au moins jusqu’à la pause. »

« Après avoir parcouru la distance qui la sépare de son atelier, elle pointe, 5h30 qu’il est !  Tiens la chef a déjà mis en route les ventilos. 4°C qu’il fait, le polaire qu’elle a acheté hier va lui servir. Bon, elle met ses bouchons d’oreilles et prépare son poste. 5H40, les poulets arrivent sur la chaîne, il faut les conditionner ! Yvette sa voisine lui fait un petit coucou ! Pas le temps de parler, trop de bruit, il faudrait crier et en plus 32 poulets à la minute, ça chôme pas. On se parlera à la pause ! Nadine regarde la pendule 7 heures, espère que la grande n’a pas oublié de se réveiller. Mince alors, les poulets tombent par terre, sa case déborde. Une panne qu’ils  disent, il va falloir rattraper le retard, en plus elle a besoin d’aller aux toilettes, un signe à la chef qui lui fait comprendre par gestes que la personne qui doit la remplacer est déjà occupée, il va falloir attendre. 7h30, enfin, Nadine peut aller aux toilettes, 5 min pas plus lui dit la collègue qui la remplace, il y a encore du monde à aller. 8h30, il est temps que la pause arrive, la douleur se réveille, «il est temps que je reprenne mes cachets » pense-t-elle. 9h, il était temps, elle a vraiment du mal à attraper les poulets, mais bon la chef n’a rien vu ! »

 

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Photo : Ela Barteczko

« Yvette la rejoint à table devant un bon café. « t’as su ce qui est arrivé à Jacqueline lui dit-elle ». « Non ! » répond Nadine. «ben, ça y est, elle a été licencié, pour inaptitude qui z’ont dit ! Tu sais bien, elle avait été opérée de l’épaule, elle était en arrêt depuis 6 mois ; ben, elle a vu le médecin conseil qui l’a consolidé et ici le médecin de travail, il l’a déclaré inapte. Le bureau du personnel a dit qu’il n’y avait pas de poste disponible par rapport aux gestes qu’elle peut plus faire. »

« Mince alors, elle n’a que 49 ans, qu’est ce qu’elle va faire, elle en a encore deux qui sont à la maison, en étude en plus ! » « Pour sûr, ça va être dur à la maison, en plus, elle aura plus de mutuelle, avec son mari malade. C’est pas la joie. » 9h15, il est temps de remonter, le temps de prendre ses « Lamaline » et de se rhabiller et c’est reparti ! Tout en conditionnant ses poulets, Nadine pense et pense encore. Heureusement qu’elle a  écouté ce qu’a dit la secrétaire du bureau du personnel se dit-elle, quand elle lui a expliqué que quand on déclarait une maladie professionnelle, la machine était lancée et on ne pouvait plus l’arrêter, ça se terminait obligatoirement par un licenciement. Du coût, pense-t-elle, elle a  bien fait de ne rien dire au médecin du travail la semaine dernière, elle ne l’avait pas vu depuis deux ans, il a rien vu de toute façon. C’est toujours çà de gagné ! 12h30, Nadine a pu aller aux toilettes en temps voulu, plus qu’une bonne heure de boulot, la douleur revient, c’est quand même mieux de ne faire que 7 heures de boulot, elle ne croit pas qu’elle pourrait tenir plus. »

« 13h40, La relève arrive, Nadine pointe et se rend au vestiaire, Yvette la rejoint,  «  Une de faite lui dit-elle ». « Oui et maintenant la deuxième journée à la maison va démarrer ». 14h10, retour à la maison, Nadine débarrasse la table du petit déjeuner, met en route le lave-linge, accroche le linge déjà lavé, fait les lits, passe l’aspirateur, etc… Surtout ne pas s’assoir. Une fois assise, elle ne se relève plus. Nadine reprend deux « Lamaline ». « Vous pouvez en prendre 6 par jour » lui a dit le médecin. »

 

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Photo : Ela Barteczko

« 16h30, Nadine va reprendre les enfants à l’école. Pendant que les deux derniers goûtent, elle peut enfin s’assoir et prendre son café pain beurre. Ensuite les devoirs. 17h30, l’aînée rentre du collège. Nadine ouvre le courrier du jour. Tiens, sa fiche de paie est arrivée. 1 120 € mutuelle déduite, heureusement que son ancienneté lui permet d’avoir un peu plus, se dit-elle. Ben tout est déjà dépensé d’avance, pas d’extra encore ce mois-ci. 18h, il faut penser à préparer le repas du soir. 19h30, les enfants sont douchés, on peut se mettre à table. 20h00 les infos à la télé : « Réforme des retraites », il faudra travailler encore plus longtemps ! « On voit bien qu’ils travaillent pas à la chaîne tous ces grands décideurs, Ils nous tueront avant, comme çà il n’y aura pas de retraite à nous verser ! » se dit-elle. »

« 20h30 le mari de Nadine rentre de Brest où il travaille, une heure de route. 22h00 après avoir préparé le repas du lendemain midi pour son mari, plié le linge et préparé les vêtements des enfants pour le lendemain, Nadine peut aller au lit. Auparavant elle avale deux autres « Lamaline » pour la douleur et la moitié d’un somnifère, en effet depuis quelques mois, elle a dû mal à s’endormir : Comment va-t-elle réussir à payer toutes les factures ! Ce que je viens de vous raconter, c’est du vécu, ce n’est pas de la fiction. »

 

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Photo : Ela Barteczko

Combien de Nadine ? Et surtout combien de temps encore ?

Si comme moi, ce récit vous remue les tripes, vous enrage et vous donne envie de gueuler, vous en trouverez la source ICI.

En ce qui me concerne, mon choix est fait.

 

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28 novembre 2011

Pavel Titovich

J'ai souvent parlé ici des émotions suscitées par une rencontre entre le travail d'un photographe, l'actualité ou des sentiments personnels qui orientent notre regard, créent une sensibilité toute particulière.

J'ai découvert le travail de Pavel Titovich dernièrement. En passant sur le site d'Art Nudes. J'ai effectué des recherches et j'ai découvert un photographe dont quasiment chaque photo me raconte une histoire, qui vous fait entrer dans un univers particulier fait de poésie et de révolte muette. Un grand moment de plaisir et de sensations. Encore faut-il être réceptif et attentif aux petits détails qui éclairent la photo d'une lumière subtile.

Il y a quelques jours c'était la journée contre la violence faite aux femmes. Je voulais réaliser ce post à cette occasion avec les photos de Pavel Titovich, sélectionnées avec cet éclairage. Donc partiel et un peu réducteur. Je voudrais vous engager à découvrir en détail le travail de ce photographe, qui ne se résume pas qu'à mon seul éclairage.

Vous retrouverez son travail ici :

Toujours dans l'esprit de la journée contre la violence faite aux femmes, je voudrais vous inciter à écouter avec attention les paroles de la chanson d'Yves Jamait : je passais par hasard.

 

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11 janvier 2008

Jam Abelanet

Cela faisait longtemps que je n'avais pas été errer sur l'excellent site Incubus'Choice,  et comme bien souvent, j'y ai découvert une "pépite", un photographe français nommé Jam Abelanet.
J'ai passé un long moment à savourer ses photos. J'ai apprécié tout particulièrement sa série "Fantaisies Souterraines" pleine de fraîcheur, d'audace et de transgression.
Particulièrement sensible aux regards des modèles, il y a des sourires qui ne trompent pas sur le plaisir partagé lors de ces séances... Allez découvrir son site, un réel plaisir des yeux.


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25 octobre 2007

Liu Zheng

Des photos différentes, prises avec un regard différent. Voilà l'impression que m'a donnée la découverte de cet artiste chinois né en 1960. Découverte faite grâce à l'excellent site Univers d'Artistes.
A vous de découvrir le travail et le regard de Liu Zheng.


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Paysan en train de mourir


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Toilette des mineurs



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11 février 2007

New Yor-Coeur de Charlélie Couture

Vendredi soir dernier, un peu par hasard, j'ai eu l'occasion d'aller voir le dernier spectacle de Charlélie Couture : New Yor-Coeur.
Fatigué par une semaine chargée, je n'étais pas plus emballé que ça.
Mais au fil des morceaux, très rapidement, la fatigue envolée, je suis rentré dans l'univers de l'artiste.
Des délires poétiques, une musique rock superbement construite, la simplicité du chanteur, la complicité de son groupe font une mosaïque entrainante, un moment de pur bonheur.
Vous pouvez trouver des extraits musicaux et les dates de ses concerts sur son site.

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Photo Gaël COTONNEC


S'il passe près de chez vous, n'hésitez surtout pas...

2 septembre 2007

Michel Chaufoureau

Trouvé encore une fois en errant, je vous invite à découvrir le travail de Michel Chaufoureau,  photographe belge si je ne me trompe pas. Autre site.
Travail éclectique et de grande qualité, dont la douceur est le maître mot, y compris pour ses photos de guerre. C'est suffisamment rare pour être noté.


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17 février 2007

Kassandra

Il y a des photographes pour qui il m'est impossible de faire une sélection de photos en vue d'un article. Kassandra est de ceux là. Je lui ai donc consacré un album photos. Prenez le temps de la découvrir. Elle en vaut la peine.

De son vrai nom Elena Chernenko, il semble qu'elle habite entre Kiev en Ukraine et Stockholm en Suède. Merci à Nerilka pour ces informations complémentaires.


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13 janvier 2010

Andrey Papenin

Nouveau photographe russe : Andrey Papenin. Photographe complet, j'aime son regard : quelques fois mélancolique, quelques fois plein d'humour mais toujours humain.
C'est aussi un excellent portraitiste.
Pour vous le présenter j'ai choisi un angle particulier que je pourrais appeler : lumières et ombres. Essentiellement dans mon choix en Noir et Blanc, ses photos se jouent de la lumière avec brio.

Pour le découvrir plus avant :
Sa galerie Photodom
Son LiveJournal


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Et pour clore une photo en couleur qui me parle :

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27 décembre 2007

Stefani

Envie de vous faire partager la découverte d'une toute jeune photographe russe : Stefani. Vous pouvez suivre également l'avancement de son travail sur son blog.
Peu de photos encore, mais une sensibilité réelle qu'elle sait traduire, notamment dans la série "solitude".
Photographe prometteuse à suivre... avec plaisir.


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La série "solitude" (en français dans le texte) :


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6 février 2008

SMS à Cécilia, SM ou essaime ?

"Si tu reviens, j'annule tout". Voilà le contenu d'un SMS que le chef de l'Etat aurait envoyé à son ex-épouse huit jours avant son mariage.

               

QUELLE est la part de vengeance et de provocation vis-à-vis de Cécilia dans l’attitude de Nicolas Sarkozy ces dernières semaines et jusqu’à son mariage, samedi dernier ? La bague identique offerte à ses ancienne et actuelle épouses, le voyage à Petra, en Jordanie, là où Cécilia était pour la première fois partie avec le publicitaire Richard Attias, le choix comme témoin de son mariage avec Carla de Mathilde Agostinelli, directrice de la communication de Prada, longtemps amie intime de Cécilia, étaient autant de signes évidents : qu’elle prenne le visage de l’amour ou de la haine, la véritable obsession de Nicolas Sarkozy a été et reste Cécilia Sarkozy, dont le mariage avec Richard Attias est attendu le mois prochain.
On en a maintenant une nouvelle confirmation. Huit jours avant son mariage, le président de la République a adressé un SMS à son ex épouse, en forme d’ultimatum : "Si tu reviens, lui a-t-il écrit, j’annule tout". Il n’a pas eu de réponse.
Pendant son mariage, le chef de l’Etat est apparu à plusieurs témoins moins heureux qu’on aurait pu l’imaginer. Il était même particulièrement tendu lorsque Catherine Pégard, à l’issue de la cérémonie, lui a soumis un communiqué. Il l’a renvoyé dans les cordes : "Pas besoin de communiqué, tous ces cons, j’en ai rien à foutre" lui a-t-il lancé.
Aujourd’hui, l’entourage de Sarkozy voudrait lui déconseiller d’emmener Carla avec lui en Guyane, là où avaient été médiatisées ses retrouvailles provisoires avec Cécilia, mais personne n’ose le lui dire de front. "Sur ces sujets, il est dans sa bulle, il n’écoute pas, dit un proche. Pire, il ne veut rien entendre". AR

Article lu ce soir avec stupéfaction sur le site du Nouvel Obs.

Cet article est incroyable ! Avec n'importe qui d'autre, j'aurais douté de sa véracité. Mais ce qui est ahurissant, c'est qu'avec Nicolas Sarkozy ce n'est pas impossible !
La volonté de pouvoir, l'instinct de possession lui ont-il fait décider de se marier quelques semaines avant son ex femme ?
Si ce SMS est véridique (j'ose encore avoir un doute par humanisme !) quelle tristesse pour celle qui est aujourd'hui sa nouvelle femme; par défaut ???

Ce soir ce n'est pas la pantalonnade du comportement qui me fait réagir.

Non, juste la peur !

De penser qu'un tel homme possède tous les pouvoirs


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Complément - Vendredi 8 :

Nicolas Sarkozy porte plainte contre le Nouvel Observateur, non pas pour atteinte à la vie privée, mais pour "faux, usage de faux et recel" concernant ce sms qui n'aurait jamais existé.

"Attaquer sur l'usage de faux plutôt que sur la vie privée constitue «une procédure inédite et intelligente, explique ce cabinet d'avocats spécialisé dans les droits de la presse. Car cela accule le journal à dire qui lui a donné ce SMS, ce qu'il ne peut pas faire au regard du secret des sources. Soit Le Nouvel Obs donne sa source, soit il risque d'être condamné.»"

Les informations complémentaires se trouvent ICI.

Et un autre article sur le sujet LA.


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14 novembre 2006

Metastable...

Je suis indifférent aux blogs qui meurent.
Pause, le plus souvent sur un chemin.
Une étape franchie, lassitude, aboutissement inéluctable.
Renaissance ailleurs. Autrement.
Lieu partagé, mots qui résonnent exceptionnellement.
Concours de circonstance.
Emotion croisée.
Découverte offerte.
Mieux se connaître grâce aux autres.
Feeling qui résonne.
Livre d'or exceptionnel.
Images sources d'enchantement.

Métastable, tu me fais chier de t'être éclipsé ainsi !!!

17 octobre 2011

17 octobre 1961

 Du site Médiapart :

 17 octobre 1961: dire la vérité pour la réconciliation

15 OCTOBRE 2011 | PAR EDWY PLENEL1

 

La date du 17 octobre 1961 fait partie de notre histoire, et nous devons la regarder en face. C'est à Paris qu'une manifestation pacifique de travailleurs alors français –« Français musulmans d'Algérie », selon la dénomination officielle –, venus protester avec leurs familles contre le couvre-feu raciste qui les visait, eux et eux seuls, fut sauvagement réprimée par la police de la capitale, sur ordre de son chef, le préfet Maurice Papon. Mediapart demande la reconnaissance officielle de ce massacre, dont les historiens évaluent les victimes à près de 300 morts.

Au lendemain de la tragédie du 17 octobre 1961, Kateb Yacine (1929-1989), immense poète algérien, s'adressait à nous tous, le peuple français :

 

Peuple français, tu as tout vu

Oui, tout vu de tes propres yeux.

Tu as vu notre sang couler

Tu as vu la police

Assommer les manifestants

Et les jeter dans la Seine.

La Seine rougissante

N'a pas cessé les jours suivants

De vomir à la face

Du peuple de la Commune

Ces corps martyrisés

Qui rappelaient aux Parisiens

Leurs propres révolutions

Leur propre résistance.

Peuple français, tu as tout vu,

Oui, tout vu de tes propres yeux,

Et maintenant vas-tu parler ?

Et maintenant vas-tu te taire ?

 

Après un trop long silence, le temps est aujourd'hui venu de parler, et de parler clair et franc. Non seulement d'entendre cet appel, comme le réclament depuis des décennies historiens de métier et militants de la mémoire, mais d'être au rendez-vous de ce passé plein d'à présent. Le 17 octobre 1961 est une date française aussi bien qu'algérienne. Cette manifestation est certes un des jalons de la conquête de son indépendance, si chèrement payée, par le peuple algérien : organisée par la Fédération de France du FLN, elle entendait consolider le rapport de force face à un pouvoir gaulliste qui, tout en engageant des pourparlers de paix, voulait affaiblir et diviser son interlocuteur indépendantiste.

Mais elle est aussi un moment essentiel de notre propre histoire nationale, de ces moments dont le souvenir fonde, pour l'avenir, une mémoire éveillée, empreinte de lucidité et de fraternité.

Le 17 octobre 1961 est d'abord une manifestation légitime contre une décision administrative sans précédent depuis le régime de Vichy : un couvre-feu raciste, fondé sur des critères ethniques. Le 5 octobre 1961, le préfet de police de la Seine, Maurice Papon (dont on découvrira plus tard le rôle dans la déportation des Juifs à la préfecture de Gironde), impose, au prétexte de la lutte contre les indépendantistes algériens assimilés à des « terroristes », un couvre-feu visant les « Français musulmans d'Algérie ». Ils doivent s'abstenir de circuler de 20h30 à 5h30 du matin, et les débits de boissons qu'ils tiennent ou qu'ils fréquentent doivent fermer chaque jour à 19 heures.

Le 17 octobre 1961 est ensuite une manifestation du peuple travailleur de la région parisienne, d'ouvriers et d'employés accompagnés de leurs familles, venus souvent des bidonvilles, notamment celui de Nanterre, immense, où cette main-d'oeuvre industrielle était en quelque sorte parquée. Ce soir-là, c'est une partie de la classe ouvrière française, dont les cohortes ont toujours été renouvelées par l'immigration, qui défilait pacifiquement sur les boulevards de la capitale, avec cette joie d'avoir su braver l'interdit, la honte et l'humiliation. Avec surtout une grande dignité, celle de ceux qui n'ont d'autre richesse que leur travail, portée jusque dans l'habillement soigné des manifestants. D'ailleurs, le couvre-feu de Maurice Papon prévoyait une seule exception, celle des ouvriers travaillant en trois-huit, contraints d'embaucher en pleine nuit, qui devaient produire une attestation pour pouvoir circuler.

Le 17 octobre 1961 est enfin la plus terrible répression policière d'une manifestation pacifique dans l'histoire moderne de notre République. Les consignes des organisateurs étaient strictes, au point de se traduire par des fouilles préalables des manifestants : pas de violences, pas d'armes, pas même de simple canif. La violence qui s'est abattue sur les manifestants, parfois même avant qu'ils ne se constituent en cortèges, dès leur interpellation sur la base d'un tri ethnique à la sortie du métro, fut d'une férocité inimaginable. Il n'y eut pas seulement les dizaines de disparus – frappés à mort, jetés à la Seine, tués par balles –, mais aussi 11.000 arrestations, et ces hommes parqués plusieurs jours durant, sans aucune assistance, dans l'enceinte du Palais des sports de la Porte de Versailles.

Des «Temps modernes» aux policiers résistants, l'honneur de la France

De cette violence inouïe, ce sont notamment des policiers qui en ont témoigné le plus immédiatement, dans un paradoxe qui n'est qu'apparent. L'Amicale des policiers résistants – nous n'étions que seize ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale – rédigea un tract anonyme, sur la foi de témoignages de gardiens de la paix, qui fut publié dans France-Observateur, l'ancêtre du Nouvel Observateur, que dirigeaient alors Claude Bourdet et Gilles Martinet. Emaillé de faits précis – notamment sur « la bonne centaine » d'Algériens pris au piège sur le pont de Neuilly,« assommés et précipités systématiquement dans la Seine » –, ce texte défend l'honneur d'une police républicaine contre un« enchaînement monstrueux (qui) ne peut qu'accumuler les massacres et entretenir une situation de pogrom permanent ».

Dès l'immédiat lendemain du 17 octobre 1961, un appel circula à l'initiative de la revue Les Temps modernes qui recueillit les signatures de deux cent vingt-neuf intellectuels français, dont vingt-huit professeurs d'université. Il n'est pas inutile de relire aujourd'hui ce texte impeccable tant il fait honneur à cette France, la nôtre, qui sut dire non à l'injustice et à l'innommable, formidablement illustrée dans ces années-là par la revue de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, mais aussi par le Comité Audin et son journal Vérité et Liberté, animé par Pierre-Vidal Naquet, Jacques Panijel et Laurent Schwartz, ou encore par l'éditeur et libraire François Maspero, irremplaçable refuge et emblème de toutes les résistances d'alors. Le voici donc.

« Avec un courage et une dignité qui forcent l'admiration, les travailleurs algériens de la région parisienne viennent de manifester contre la répression de plus en plus féroce dont ils sont victimes et contre le régime discriminatoire que veut leur imposer le gouvernement. Un déchaînement de violence policière a répondu à leur démonstration pacifique : à nouveau, des Algériens sont morts parce qu'ils voulaient vivre libres.

« En restant passifs, les Français se feraient les complices des fureurs racistes dont Paris est désormais le théâtre et qui nous ramènent aux jours les plus noirs de l'occupation nazie : entre les Algériens entassés au Palais des sports en attendant d'être "refoulés" et les Juifs parqués à Drancy avant la déportation, nous refusons de faire la différence.

« Pour mettre un terme à ce scandale, les protestations morales ne suffisent pas. Les soussignés appellent instamment tous les partis, syndicats et organisations démocratiques non seulement à exiger l'abrogation immédiate de mesures indignes, mais à manifester leur solidarité aux travailleurs algériens en invitant leurs adhérents à s'opposer, sur place, au renouvellement de pareilles violences. »

Quelques mois plus tard, le 8 février 1962, cette violence s'abattait, au métro Charonne, sur une manifestation non violente pour la paix en Algérie (un rappel factuel ici). L'immense émotion soulevée par les neuf morts de Charonne a longtemps fait écran au souvenir des dizaines de victimes du 17 octobre 1961. Comme si les seconds faisaient partie de notre histoire française, tandis que les premiers étaient assignés à la seule cause algérienne. C'est évidemment cet oubli qu'il faut aujourd'hui réparer. Car dans cette occultation se joue notre relation à la question coloniale en général et, plus particulièrement, à la part algérienne de notre histoire et de notre propre peuple.

 

L'appel de Mediapart à la vérité et à la réconciliation

Tel est le sens de l'appel lancé par Mediapart, avec l'association Au nom de la mémoire, pour la reconnaissance officielle de la tragédie du 17 octobre 1961 (à lire et à signer en cliquant ici). Se saisir de cette date, ce n'est pas seulement demander justice pour les victimes, c'est aussi ouvrir un nouveau chapitre de l'histoire commune de deux peuples, l'algérien et le français. Les cinquante ans de la tragédie du 17 octobre 1961 inaugurent en effet l'année du cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie, avec toutes ses étapes commémoratives, notamment celle du décès, le 6 décembre 1961, de Frantz Fanon, cet exceptionnel Martiniquais, ancien combattant de la France Libre ayant épousé la cause indépendantiste algérienne, et devenu, dans le monde entier, le chantre de la révolte des Damnés de la terre.

Notre pari, c'est que ce cinquantenaire soit l'occasion de renouer les fils d'une histoire commune entre la France et l'Algérie. « Ni repentance ni vengeance, écrivons-nous, mais justice de la vérité et réconciliation des peuples : c'est ainsi que nous construirons une nouvelle fraternité franco-algérienne. » Tournant le dos aux inutiles guerres des mémoires et aux fratricides concurrences des victimes, notre appel veut en finir avec l'instrumentalisation politique de ce passé meurtri par des pouvoirs, particulièrement l'actuelle présidence française, qui laissent indéfiniment suppurer les blessures afin de diviser, en convoquant des fantômes pour qu'ils bataillent à l'infini.

Dire la vérité sur le passé, c'est se reconnaître dans le présent et se découvrir pour le futur. Sur le 17 octobre 1961, malgré les nombreuses entraves mises à l'ouverture des archives, l'essentiel de la vérité est connu, établi par les historiens, illustré par des écrivains, raconté par des associations. Il faut ici citer, parmi bien d'autres, les noms de Didier Daeninckx, Jean-Luc Einaudi, Mehdi Lallaoui, Anne Tristan et Gilles Manceron (vous retrouverez toutes les références à leurs ouvrages sous l'onglet "Prolonger" de cet article). Mais ce qui manque toujours, à l'instar du discours prononcé en 1995 par Jacques Chirac à Paris sur l'emplacement du Vél d'Hiv par rapport à la responsabilité de l'Etat français dans la déportation des Juifs, c'est cette parole officielle qui apaise et libère, à la fois consolatrice et réconciliatrice (retrouver ici le texte intégral du discours de Jacques Chirac).

A juste titre, nombreux sont les historiens qui critiquent l'exploitation partisane et politicienne du passé, dont l'actuel pouvoir donna une illustration caricaturale en annexant le calvaire du jeune communiste Guy Môquet, fusillé par les nazis en 1941. Soucieuse d'éviter ce piège, notre démarche rassembleuse s'inspire de cet usage collectif du passé qu'ont gardé des sociétés restées plus proches de leurs savoirs traditionnels. Notre appel se réclame ainsi de ce qu'ont su inventer, avec Nelson Mandela et Desmond Tutu, les militants du combat contre l'apartheid en Afrique du Sud, au lendemain de la chute du régime raciste.

L'épilogue de la Constitution provisoire de l'Afrique du Sud de 1993 utilise un mot des langues bantoues, ubuntu, qui désigne « la qualité inhérente au fait d'être une personne avec d'autres personnes ». C'est, en d'autres termes, un appel à la relation, par-dessus les drames et les blessures, que ce premier texte constitutionnel traduisait ainsi : « L'adoption de cette Constitution pose la fondation solide sur laquelle le peuple d'Afrique du Sud transcendera les divisions et les luttes du passé qui ont engendré de graves violations des droits de l'homme, la transgression des principes d'humanité au cours de conflits violents, et un héritage de haine, de peur, de culpabilité et de vengeance. Nous pouvons maintenant y faire face, sur la base d'un besoin de compréhension et non de vengeance, d'un besoin de réparation et non de représailles, d'un besoin d'ubuntu et non de victimisation. »

Pour un «ubuntu» à la française sur notre passé colonial

L'ubuntu à la française auquel nous appelons solennellement concerne d'abord notre histoire algérienne, qui touche directement des millions de Français et leurs proches – parce qu'ils en viennent, parce qu'ils en sont issus, parce qu'ils y ont participé, parce qu'ils en ont été témoins ou acteurs, etc. Mais il concerne aussi, plus largement, notre rapport collectif au long passé d'empire colonial de la France, dont 1962 marque la fin bien que nos outre-mers d'aujourd'hui, des Antilles à la Nouvelle-Calédonie, en soulignent encore la persistance. Il nous revient de réinventer cette relation d'humanité mutuelle où se refonde durablement la politique des peuples, en lieu et place des intérêts à courte vue des gouvernants.

« Il n'est pas interdit, écrivait en 2004 l'historien Maurice Olender en introduction à un numéro de sa revue Le genre humain autour de la Commission Vérité et Réconciliation sud-africaine, de s'inspirer de cette forme d'humanité mutuelle qui fait que ce qui blesse l'un atteint l'autre, que ce qui panse l'un guérit l'autre, que ce qui autorise la mémoire et l'oubli des uns et des autres ouvre l'avenir à des projets politiques communs. » Tel est l'état d'esprit de cette nouvelle fraternité franco-algérienne à laquelle nous appelons, dans l'idée d'une pratique sensible de la politique, d'intuition de la relation et d'écoute de l'autre.

Nous irons donc manifester lundi soir 17 octobre 2011, à Paris, des grands boulevards au pont Saint-Michel dans l'espoir qu'advienne, au jour d'une alternance politique éminemment souhaitable, cette parole officielle de vérité et de réconciliation qui ouvrira une voie nouvelle pour nos deux peuples, français et algérien, inextricablement liés par l'histoire et par la géographie, au passé comme au présent.

A la fin de son récent essai sur la triple occultation du massacre du 17 octobre 1961, l'historien Gilles Manceron rappelle qu'au soir du 8 février 1962, à la prison de la Santé, un Français emprisonné pour son soutien au FLN, entendit soudain un silence de plomb, alors que circulait la nouvelle des morts de Charonne. Puis, raconte-t-il,« d'un seul coup, on a entendu, avec l'accent algérien, monter la Marseillaise, le "Allons enfants de la patrie". Je vous assure qu'on était tous là à se tenir la main, et là une émotion... qui rejaillit encore aujourd'hui. C'était leur hommage aux morts de Charonne, qui étaient contre la guerre d'Algérie... et qui étaient aussi leurs morts ».

Comme ceux de Charonne le sont pour les Algériens, les morts du 17 octobre 1961 sont, eux aussi, les nôtres. Et ils nous espèrent encore, nous attendent et nous appellent, afin que nous soyons enfin fidèles à cette injonction que nous lançait le jeune Frantz Fanon, en 1952, dans une quête infinie de tout ce que l'humanité peut partager : « Que jamais l'instrument ne domine l'homme. Que cesse à jamais l'asservissement de l'homme par l'homme. C'est-à-dire de moi par un autre. Qu'il me soit permis de découvrir et de vouloir l'homme, où qu'il se trouve. »

Oui, où qu'il se trouve.

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Je suis d'autant plus sensible à ce texte, que ma mère, militante communiste et anti-colonialiste convaincue, m'a raconté s'être rendue à cette manifestation et avoir pu sauver plusieurs manisfestants algériens en les arrachant litéralement des mains de la police en se faisant passer pour leur épouse française.

 Je ne sais s'il s'agissait d'une consigne du PCF ou d'une initiative individuelle.

 

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23 novembre 2008

Citroën... Jacques Prévert

Citroën

   

À la porte des maisons closes
    C’est une petite lueur qui luit…
    Mais sur Paris endormi, une grande lumière s’étale :
    Une grande lumière grimpe sur la tour,
    Une lumière toute crue.
    C’est la lanterne du bordel capitaliste,
    Avec le nom du tôlier qui brille dans la nuit.

   

Citroën ! Citroën !

   

C’est le nom d’un petit homme,
    Un petit homme avec des chiffres dans la tête,
    Un petit homme avec un sale regard derrière son lorgnon,
    Un petit homme qui ne connaît qu’une seule chanson,
    Toujours la même.

   

Bénéfices nets…
    Millions… Millions…

   

Une chanson avec des chiffres qui tournent en rond,
    500 voitures, 600 voitures par jour.
    Trottinettes, caravanes, expéditions, auto-chenilles, camions…

   

Bénéfices nets…
    Millions… Millions…Citron… Citron

   

Et le voilà qui se promène à Deauville,
    Le voilà à Cannes qui sort du Casino

   

Le voilà à Nice qui fait le beau
    Sur la promenade des Anglais avec un petit veston clair,
    Beau temps aujourd’hui ! le voilà qui se promène qui prend l’air,

   

Il prend l’air des ouvriers, il leur prend l’air, le temps, la vie
    Et quand il y en a un qui crache ses poumons dans l’atelier,
    Ses poumons abîmés par le sable et les acides, il lui refuse
    Une bouteille de lait. Qu’est-ce que ça peut bien lui foutre,
    Une bouteille de lait ?
    Il n’est pas laitier… Il est Citroën.

   

Il a son nom sur la tour, il a des colonels sous ses ordres.
    Des colonels gratte-papier, garde-chiourme, espions.
    Des journalistes mangent dans sa main.
    Le préfet de police rampe sous son paillasson.

   

Citron ?… Citron ?… Millions… Millions…

   

Et si le chiffre d’affaires vient à baisser, pour que malgré tout
    Les bénéfices ne diminuent pas, il suffit d’augmenter la cadence et de
    Baisser les salaires des ouvriers

   

Baisser les salaires

   

Mais ceux qu’on a trop longtemps tondus en caniches,
    Ceux-là gardent encore une mâchoire de loup
    Pour mordre, pour se défendre, pour attaquer,
    Pour faire la grève…
    La grève…

   

Vive la grève !

   
    Jacques Prévert


Poème écrit en 1933 lors des grèves chez Citroën. Comme quoi l'exploitation est toujours d'actualité. La machine à broyer toujours efficace. La lutte toujours nécessaire.

Comme quoi je me fous aussi de savoir qui de Ségolène ou de Martine gagnera. Elles ne s'élèvent pas contre ce système. Elles participent toutes les deux à sa perpétuation !

Vaines querelles au moment où la colère monte.


--@--

23 mars 2006

Quelques mots...

Tout me semble être en boucle en ce moment!
J'avais besoin de silence, de faire une pause. Je ne veux pas que le "net" soit un besoin, mon seul moyen d'expression, l'endroit "idéal" pour sublimer ou dissimuler ce que je suis.
Je ne suis pas si différent ici de ce que je suis en réel. Quand j'aime partager ici, j'aime aussi partager dans la vie.
Mais une chose est sûre, c'est qu'il faut que je sois bien dans ma tête pour être bien ici.

Je ne peux pas être indifférent, insensible. Je suis traversé par tous les courants qui m'habitent depuis des décennies. Aucun reniement, aucun renoncement, j'ai toutes ces valeurs chevillées au corps.

J'ai en moi ce syndicaliste entre la vie et la mort à l'hôpital de Créteil qui "boucle" avec tous ces morts de froid cet hiver dont le décompte est impossible dans notre société policée.

Je boucle aussi sur la haine du CPE aujourd'hui, alors que ce même jour, je suis passé au Prud'hommes pour contester un licenciement pour fautes graves après plus de 15 ans d'ancienneté.

J'ai cette haine en pensant que j'ai été viré comme une merde alors que j'étais "protégé" par un CDI. Et je pense à tous ceux qui ne dépendront que du CNE, du CPE... J'ai tout lu de ZOLA, nous y retournons tout droit!!!!

Juste une force de travail, une force de pensée qui va être exploitée. Société zaping sans foi ni loi. Toi, moi, nos gosses, nos espoirs, nous n'allons être que des jetables, corvéables à merci.

Vivre dans une société fliquée, dans le politiquement correct, dans  le cul correct. Ca me gave rien que d'y penser.

Sego, Sarko comme seul choix!!!!

J'ai une furieuse envie de proposer à mes 4 gosses une autre perspective. Qu'ils s'éclatent! Qu'ils jouissent! Qu'ils rêvent!

En gros, ce soir, j'ai la haine!

J'ai envie que ces feeling partagés depuis des mois sur nos blogs rebondissent.

J'ai envie que l'on confisque aux énarques le pouvoir qu'ils se sont arrogés, partagés, de nous représenter en nous retirant la parole.

Je n'ai pas envie de choisir entre la peste et le choléra.

Je veux une société qui donne les moyens à chaque femme et homme de s'épanouir, de SE vivre.

Je vais prendre une énorme cuite ce soir! Je vais me rendre minable!

Et si je croise des flics qui chargent, ce sera de ma faute si je reste couché sous leurs godillots cloutés.

Je pense juste à un mec intubé, en réa.

24 septembre 2006

The Sarko Skanking

Moi je suis ministre du président de la République et du Premier ministre.
Dans la police, et ils en ont marre.
Ca m'a obligé à changer, à réfléchir.
Vous vous rendez compte ?
Est-ce qu'on croit que c'est notre devoir de faire ça ?
C'est inhumain. Vous vous rendez compte ?
Vous croyez que j'ai que ça à faire ?
De mon côté, moi je pense que la question qui est posée est simple.
Qu'est-ce qui se passe en France ?
Le nombre de prostituées, de gauche comme de droite, a été multiplié par dix ces cinq dernières années.
Dans la police, je pense que c'est juste. C'est une décision personnelle et je l'assume pleinement.
Qu'est-ce que j'essaye de faire ? Le cœur de la politique, c'est l'argent facile, le racolage actif global et total, sans respecter aucune des règles. Il n'y a aucun risque.
Je vais même vous dire mieux : c'est un style de vie.
Il y a ceux qui me demandent d'ouvrir les maisons closes, que la France financera.

 

Je vais dire à ceux qui nous écoutent : c'est ce que nous allons faire et je pense que ça fait bien longtemps qu'on aurait dû le faire, parce que ce qui est très grave dans tout ce que je fais, c'est que j'y crois profondément.
Qu'est-ce qui se passe en France ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que j'essaye de faire ? Qu'est-ce que je veux faire ? Je vais même vous dire mieux : qu'est-ce que nous allons faire ? On va truffer les autoroutes d'équipements technologiques, modernes pour qu'il y ait deux fois plus de morts sur les routes en France et dans les autres pays européens, par exemple l'Espagne ou par exemple l'Angleterre. C'est ce que nous allons faire.
La police, c'est la police des petits caïds, l'école du crime. Je reconnais bien volontiers cela. Vous savez – il faut que les Français comprennent – ça date de Vichy. Je pense que c'est juste. Le cœur de la politique, c'est de ne pas respecter les droits de l'homme. Ce qui fait que, aujourd'hui, je vous le dis très simplement, c'est le règne de l'arbitraire. C'est une réalité aujourd'hui.
La loi Sarkozy, elle conduit à la violence et elle conduit à l'intolérance, sans respecter aucune des règles.
Ce qui fait que maintenant, je veux dire aux Français, de gauche comme de droite, il n'y a pas de place pour vous. Je vais même vous dire mieux : je vais laisser moi aussi les banlieues devenir des zones de non-droit, où les trafiquants de drogue, où les gangs, où les bandes tiennent le haut du pavé. On laisse faire tout.
Les ravages de la violence, les ravages de la drogue, les ravages de la brutalité, ça n'a aucune importance. Est-ce qu'il y a vraiment de quoi se draper dans sa vertu de Français ? Je ne vois vraiment pas pourquoi je devrais m'excuser, parce que ce qui est très grave dans tout ce que je fais, c'est que j'y crois profondément.
J'ai eu des hauts et des bas, beaucoup de bas. Qu'ai-je fait ? Qu'ai-je dit ? J'aimerais bien constater que j'ai peur. C'est normal. C'est la drogue. C'est un problème. On me dit souvent : "Mais, t'es pas fatigué avec tout ça ?" D'abord, je ne pense pas que je suis énervé, c'est la drogue. Et je reconnais bien volontiers cela. Vous savez, c'est une décision personnelle, et je l'assume pleinement. C'est pas pour m'amuser, c'est normal. C'est un style de vie.
Non, parce que les mots ont un sens, voyez-vous ? Et je voudrais qu'on m'explique au nom de quoi la drogue, ça vous bouffe la vie. Vous savez la drogue, ça a toujours été, depuis ma plus jeune jeunesse en quelque sorte, ça m'a beaucoup marqué. Il faut assumer. Je vais même vous dire mieux, ce qui est très grave dans tout ce que je fais, c'est que j'y crois profondément.

Je ne vois pas pourquoi, je devrais m'excuser…
J'ai peur de Sarkozy..."

20 avril 2007

Elections...

Passé la soirée avec des mecs revendicatifs au boulot et qui s'apprétent à voter Le Pen sans savoir qu'il est contre le CDI. Désolant !
Et dire que j'ai encore quelques minutes pour dire que je vais voter Marie-George Buffet !
Pour cet aspect là de nos préoccupations, rendez-vous dimanche soir après 20h...

10 mars 2007

Ministère de l'identité nationale ...

Dernière lettre de Missak MANOUCHIAN à sa femme, avant d'être fusillé le 19 février 1944. J'ai pensé à cette lettre en entendant Sarkosy vouloir créer un "ministère de l'immigration et de l'identité nationale"

De tout temps les étrangers ont été présentés comme fauteurs de désordre, de crime. C'était aussi le but de l'affiche rouge réalisée par les services de la propagance allemande pour dire aux Français que les résistants (les criminels) étaient des étrangers.

Le groupe est essentiellement composé d’étrangers : huit Polonais, cinq Italiens, trois Hongrois, deux Arméniens, un Espagnol, une Roumaine et trois Français seulement. Parmi eux, neuf sont juifs et tous sont communistes ou proches du P.C. Leur chef est l’Arménien Missak Manouchian.

Ce sont tous ces "étrangers" qui ont fait la France d'aujourdui.

"Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,

Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, je n’y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.

Que puis-je t’écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.

Je m’étais engagé dans l’Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous... J’ai un regret profond de ne t’avoir pas rendue heureuse, j’aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d’avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l’armée française de la libération.

Avec l’aide des amis qui voudront bien m’honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d’être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l’heure avec le courage et la sérénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n’ai fait de mal à personne et si je l’ai fait, je l’ai fait sans haine. Aujourd’hui, il y a du soleil. C’est en regardant le soleil et la belle nature que j’ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t’embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari."

Manouchian Michel.

26 décembre 2006

La charte du canal de Saint-Martin

CHARTE DU CANAL ST MARTIN
POUR L’ACCES DE TOUS A UN LOGEMENT

Téléchargez la charte (pdf, 100Ko)

PREAMBULE

Nous, citoyens et citoyennes, refusons la situation inhumaine que vivent certains d’entre nous, sans domicile fixe. Nous voulons que soit mis fin à ce scandale, à la honte que cela représente pour un pays comme le nôtre.
La Constitution garantit le droit à la dignité, à des moyens convenables d’existence, et nous avons un devoir d’assistance à personne en danger.
Nous n’acceptons plus que les plus fragiles ou les plus pauvres soient laissés au bord de la route.
Il faut rompre avec les solutions provisoires, les logiques d’urgence qui aggravent la précarité et condamnent tant de personnes à une souffrance insupportable, et même certaines à une mort prématurée.
Nous demandons à l’Etat de mettre en place dès aujourd’hui une politique ambitieuse garantissant l’accès de tous à un vrai logement, à travers les mesures suivantes. Pour la dignité de tous.

ARTICLE 1:
OUVRIR LES STRUCTURES D’HEBERGEMENT 24H/24H, 365 JOURS PAR AN, ET HUMANISER LES CONDITIONS D’ACCUEIL.

Parce que certains centres d’hébergement sont inadaptés, parce que beaucoup de personnes sans domicile fixe refusent d’y aller, il faut humaniser les conditions d’accueil dans les foyers :

  • Ouverture 24H/24, 365 jours par an de tous les centres d’hébergement
  • Mise en place de locaux décents et à taille humaine
  • Accueil en chambre individuelle, ou double si désirée
  • Garantie de places accessibles pour les couples et les personnes ayant des chiens
  • Participation des personnes à la vie et l’organisation du centre
  • Renforcement de l’accompagnement social

Les locaux ne permettant pas de répondre à ces exigences doivent être fermés et remplacés par des structures adéquates. Le nombre de places doit être ajusté à la demande, pour que nul ne reste sans hébergement.

ARTICLE 2:
FINI LE RENVOI A LA RUE ! TOUT ACCUEIL EN HEBERGEMENT DOIT MENER A UNE SOLUTION STABLE

Le système actuel d’urgence porte atteinte à la dignité des personnes lorsqu’on les envoie d’hébergement en hébergement, pour des périodes arbitraires, de quelques jours, entrecoupées de passages à la rue. L’appel au 115 devrait être unique et entraîner un hébergement de la durée nécessaire! Les dispositifs comme l’accueil «7 nuits» du 115 à Paris doivent être abolis! On entretient ainsi l’errance, par une répétition de ruptures alors que tout être humain a besoin de stabilité et de liens durables.
Cette pratique, qui décourage et casse tant de personnes, ruine leur santé et les met en danger, doit cesser immédiatement.
La durée d’accueil dans un hébergement doit toujours être personnalisée et conduire à une solution durable et librement choisie.

ARTICLE 3 :
CREER IMMEDIATEMENT UNE OFFRE DE LOGEMENTS TEMPORAIRES :

En attendant la pleine application des articles 4,5 et 6, et parce que l’hébergement en hôtel, ou le maintien en foyer au-delà de la durée nécessaire, sont coûteux et inadaptés, il faut immédiatement mettre des logements à disposition de manière temporaire par :

  • la location de logements dans le parc locatif privé
  • l’application de la loi de réquisition
  • la mobilisation des logements sociaux vacants notamment ceux voués à la démolition

ARTICLE 4 :
CREER PLUS DE LOGEMENTS SOCIAUX, ACCESSIBLES AUX MENAGES LES PLUS PAUVRES

Compte tenu d’un déficit important de logements, de leur cherté, et de la saturation des hébergements temporaires, il convient de développer, plus qu’actuellement, une offre massive de logements sociaux, accessibles aux personnes et familles les plus modestes.

ARTICLE 5 :
DEVELOPPER DES FORMES ALTERNATIVES D’HABITAT

Pour certaines personnes, il convient de proposer des structures adaptées de logement, permettant de maintenir des liens sociaux et d’éviter l’isolement, tout en permettant à chacun d’avoir son propre espace personnel. Les structures de type « pension de famille » ont montré tout leur intérêt. Des projets novateurs doivent être d’avantage développés et soutenus, compte tenu de la diversité des besoins et des choix de vie (Maisons relais, auberges, auto construction, habitats semi collectifs, structures autogérées...).

ARTICLE 6 :
RENDRE LE DROIT AU LOGEMENT OPPOSABLE SUR TOUT LE TERRITOIRE

Tout citoyen ne pouvant pas se loger décemment par ses propres moyens doit pouvoir obtenir une proposition de logement, et à défaut saisir le juge.
Les pouvoirs publics doivent avoir une obligation de résultat, comme pour le droit à l’éducation et aux soins.
Il est temps de marquer une volonté politique pour prendre cette décision, et mettre en place un calendrier de mise en oeuvre.

«Si on relève toutes les personnes qui sont au plus bas, on relève tout notre peuple »

«La lutte contre les exclusions est un impératif national fondé sur le respect de l'égale dignité de tous les êtres humains et une priorité de l'ensemble des politiques publiques de la nation. »
Art. 1.Loi no 98-657 du 29 juillet 1998 d'orientation relative à la lutte contre les exclusions

Avec le concours de membres de nombreuses associations intervenant dans les domaines du logement et de l’exclusion, qui ont bien voulu nous apporter leur expertise, et que nous remercions.

Dans l’immédiat, nous exigeons l’arrêt de toute mesure consistant à évacuer par des pressions ou la force une personne de l’abri dont elle dispose, sauf cas de danger avéré.

Les Enfants de Don Quichotte
Campement du Canal St Martin
Paris, le 25 décembre 2006

P.O, Enfant de Don Quichotte

A faire connaitre et à relayer pour ceux qui trouvent que ces mesures sont un minimum en ce début de XXIème siècle...

Pour signer en ligne et soutenir cette charte :  Adhésion à la charte.

20 décembre 2006

Le juste milieu ?

Mon blog ici va avoir un an. Un des premiers "fils rouges" a été l'essai de comptabilisation des morts de froid l'hiver dernier. Je n'ai jamais réussi à savoir combien en sont morts exactement.
Il y a quelques jours j'entendais que le premier (?) SDF décédé a été retrouvé dans un terrain de camping à Toulouse.
Combien va-t-il y en avoir cette année ?
Dans un des 10 pays les plus "développés" au monde !
Allez voir la galerie de portraits sur les enfants de don quichotte. Ecoutez leurs mots !
Sarko dans son infamie nous promet qu'il n'y aura plus de SDF en France dans 2 ans s'il est élu ! Où va-t-il les envoyer par charter ?

Guillaume Seznec coupable à vie pour la justice.
Jacques Dominati relaxé
Michel Tabachnik de l'OTS relaxé
Jean-Maurice Agnelet acquitté
La réforme du statut pénal du chef de l'Etat qui confirme l'immunité temporaire du chef de l'Etat et instaure une procédure de destitution par le Parlement a été adoptée mercredi 20 décembre par la commission des lois de l'Assemblée nationale.
Qui a parlé d'une justice de classe ?

Les mots de roussepoule en écho à mon dégoût...
Elle demande : "Il est où le juste milieu ?"

Et s'il s'agissait juste d'un milieu ? Un tant soit peu plus policé que la mafia...

8 décembre 2006

Je veux être dictateur !!!

Au moment même où ils s'entre-déchirent pour devenir President(e), que leurs âpres batailles me paraissent vaines et dérisoires !
A-t-on déjà vu un Président ressusciter ?
Jamais !!!
Certains sont morts en tombant du train, d'autres et c'est plus heureux, en pleine épectase. Quelques uns ont chopé le cancer, mais aucun, jamais, n'a connu pareil miracle !
A 91 ans, 4 jours après avoir reçu l'extrême onction, avoir l'oeil vif et le pied ferme.
Bien sûr entre temps, la justice l'a dispensé de peine, et ça, n'est-ce pas un autre miracle ?
Voilà pourquoi je veux devenir dictateur !!!

El Pueblo Unido...augusto...  je te hais !

9 juin 2006

Baillonner un dom!!!!! Merci Orange!!!!

Quel dommage d'avoir autant à dire et à montrer et de ne pouvoir le faire...sourire désabusé.

Depuis le 27 mai, toujours pas de connexion fiable et des heures passées au 3900 d'Orange pour rien (0.34 cts de la minute...). Depuis 10 jours, chaque jour, ils m'assurent qu'ils vont m'appeler le lendemain. Toujours pas d'appel.

Le comble a été le service commercial : il m'envoie un mail alors que je ne peux pas me connecter de chez moi pour me dire qu'il me font cadeau de mon abonnement du mois de juillet!!!! Et si je ne suis toujours pas connecté en juillet?????????

Outre de déposer plainte, j'envisage :

  • de faire une grande collecte pour être remboursé
  • de lancer une pétition sur le web pour libérer mon immense talent (!)

Si vous avez des idées percutantes je suis preneur. Tant qu'à être emmerdé autant s'amuser!

Partager mes plaisirs avec vous me manque!

12 janvier 2006

Soldes, mémétique et domination

Je ne sais pas trop comment m'est venu cette association d'idées. Le lien est tenu, mon esprit embrouillé ce soir.
La mémétique m'interpelle en ce qu'elle rejoint la transmission. La maîtrise est pour moi également un devoir de transmission.
Dès qu'on parle de mémétique on y associe à coup sûr la dérive de la transmission.
Cette dérive devient par le biais de la mémétique un élément scientifique...elle répondrait ainsi à des lois, elle conduirait à des notions mesurables, prévisibles.
Intéressant que de réfléchir à cette possibilité.

Transmettre en intégrant cette dérive, c'est pour moi, mettre le doigt sur le doute. Doute sur la réalité et la justesse des "acquis" à transmettre, doute sur la façon dont l'autre va intégrer cette transmission. Le doute dont je parle, n'est pas fragilité mais humilité. Je pense que la force de la sagesse c'est l'humilité et nulle autre.

J'ai fait "chanter à tue-tête" des mots pour Aurora en disant que je suis un dominateur libertaire...sourire.
De la même façon, j'aimerai pouvoir dire que je suis un dominateur humble.
Humble de ce que l'Autre est.
Humble de ce qu'elle m'offre qui va bien au-delà de ce que n'importe quelle manipulation ou coercition pourrait jamais obtenir.
Mais je ne suis pas convaincu du tout d'avoir atteint ce degré de sagesse pour me prévaloir d'être humble.

Donner pour recevoir. En domination aussi. Ils me font peur ces "maîtres" qui sont dans l'absolue vérité, dans la certitude la plus grande, qui appliquent des schémas de pensée préétablis, des "recettes" toutes faites, les 9 ou 12 règles de la soumise, qui vont leurs permettre d'être rassurés sur leur capacité à dominer, à avoir le pouvoir!
Et que je me revendique de telle ou telle "obédience"...et que je te décrète avoir droit au respect alors qu'il se suscite!!!!

Vouloir bâtir une relation de soumission dans un immense espace de liberté. Joli paradoxe qui va faire hurler les pu(t)ristes, les tenants de l'orthodoxie, les étroits de la norme. J'aime bien l'idée de ces hurlements!

La mémétique dans le BDSM explique-t-elle ces dérives?
Quand vais-je lire qu'il y a un risque de dérapage fascisant à ce que certains nazillons qui se prennent pour la "race élue" des "maîtres" reproduisent le même comportement que leurs "kamarades" SS dans les camps de concentration avec les femmes internées?

Contraindre, rabaisser, humilier, bafouer, avilir est un besoin pour eux, pour exister, pour avoir l'illusion d'être.
Voilà où peut conduire dans le BDSM, l'égaré qui cherche le pouvoir à tout crin! La femme qui confond soumission et masochisme!

J'ai lu ces blogs, visité ces sites qui me donnent envie de gerber, qui me rappellent que l'intolérance est la limite extrême de la tolérance. Je me suis promis de publier ici, en réaction, les dernières lettres d'amour des fusillés, illustrées par les dessins des déportés.

Et les soldes me direz-vous?
Je repense à ces foires aux soumises, à ces ventes aux enchères, où le prix atteint vient "récompenser" la "qualité" d'un dressage!
Malgré les soldes, je reste réfractaire à 100% à ce milieu!!!

30 juin 2006

Israël, Hamas même combat?

Depuis ce matin, tout cela tourne dans ma tête. Il faut que ça sorte!!!
8 ministres palestiniens enlevés, de nombreux députés, des maires, des notables, tous membres ou sympathisants du Hamas...
L'incompréhension totale, le rejet, la colère. Moi qui fus traumatisé en septembre 1982 par les massacres de Sabra et Chatila. Plaie ouverte dans un monde civilisé, jamais cicatrisée. Je suis plus exigeant avec ceux que j'aime.
Et ce soir sur France-Info le déclic, l'élément qui permet de comprendre : interview d'un membre du Fatah. Il fait état de discussions avec le Hamas qui devaient conduire à l'émergence d'un gouvernement palestinien trés large, reconnaissant implicitement par chacun de ses membres l'état d'Israël. Discussions sur le point d'aboutir et bien sûr complètement remises en cause par l'intervention de l'armée israélienne.
Nouvelles destructions des infrastructures (centrales électriques, ponts...), captures ciblées des militants du Hamas... tout pour attiser la haine, radicaliser, enfermer les palestiniens dans une seule idée : se venger, détruire.
Il est avéré que le Hamas, mouvement religieux, a été créé avec l'aide des tyrannies arabes mais aussi avec le soutien du Mossad (services secrets israéliens) pour faire contre-poids à l'OLP mouvement laïc et démocratique palestinien.
Le Hamas a été porté au pouvoir en Palestine démocratiquement, aprés des élections libres et jugées comme telles par les observateurs internationaux en janvier 2006. A la suite de l'échec des négociations de paix menées par l'OLP.

Il y a quelques jours, à la suite de multiples provocations, la Palestine était au bord de la guerre civile.
Israël a-t-il décidé de fonder sa pérennité sur la mort d'un peuple exsangue vivant dans une misère incroyable?

Les Justes sont attendus avec impatience!
L'Histoire rappelle que l'oppression ne fonde jamais le droit ni l'avenir d'un peuple!

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