Canalblog Tous les blogs Top blogs Photographie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Exigeant
Publicité
Publicité
Exigeant
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Publicité
6 janvier 2009

Les enfants de la guerre...

40 morts à Gaza dans une école de l'ONU bombardée, alors que le sigle de l'ONU était visible même en haute altitude et que tous les bâtiments de l'ONU sont identifiés et repérés (source france-info ce soir).
15 à 20 000 personnes, que des civils, se sont abrités dans les bâtiments de l'ONU pour fuir la guerre et les bombardements.
Volonté délibérée de l'état d'Israël de cultiver la peur, la panique en empêchant la population captive de fuir.
Comment appeler de tels actes si ce n'est de crimes de guerre ?

Comment ne pas plaindre les Israéliens qui soutiennent la guerre à 95% semblerait-il ?
Oui comment ne pas les plaindre quand la barbarie s'empare de tout un peuple ?
Comment qualifier autrement, que de barbares, un peuple qui permet, qui incite, ses enfants à signer les bombes qui vont être déversées sur un peuple désarmé.

enfants_d_israel
Photo datant de 2006 pendant la sale guerre contre le Liban, trouvée ICI


Le résultat :


gaza3
photo trouvée ICI


Comment est-il imaginable de penser que ces enfants devront se parler dans quelques années pour instaurer une Paix juste et durable ?

--@--

Publicité
6 janvier 2009

Israël creuse sa tombe

Laissé en commentaire par photoeil (merci à toi) l'analyse de Rachid BENZINE me semble suffisamment juste et pertinente pour figurer ici.
Il y a de ma part, l'indignation et la rage devant l'horrible drame de Gaza, mais aussi une réflexion à plus long terme sur les conséquences de cette politique de folie, à courte vue, d'Israël.
J'aurai l'occasion d'y revenir...


Ainsi, c’est par un massacre que l’Etat d’Israël a choisi de clore l’année 2008. Toutes les télévisions du monde ont donné à voir ces effroyables images de policiers palestiniens de la bande de Gaza, agonisant dans d’effroyables souffrances après avoir été fauchés par les bombardements de l’armée israélienne. Deux cent cinquante morts pour la seule journée du 27 décembre. Des civils (les policiers ne sont pas des combattants) victimes d’un raid où il s’agissait de tuer massivement, afin de semer la terreur, d’effrayer.


Y a-t-il une différence avec les massacres qui ont récemment été perpétrés en Inde par des jeunes gens fanatisés, ou avec les attentats meurtriers qui se déroulent presque quotidiennement en Irak ? La qualification de « crime terroriste » serait-elle réservée aux groupes qui ne sont pas officiellement mandatés par des Etats ? Israël prétend agir ainsi pour sa sécurité, en réponse aux attaques dont son espace territorial fait régulièrement l’objet de la part de combattants palestiniens. Mais que produit un pareil massacre ? Davantage de haine. Encore plus de désir de détruire Israël. Une rage encore plus grande chez les jeunes Palestiniens qui ne peuvent nourrir aucun autre rêve que celui de se venger.


Israël vit dans l’illusion que c’est en terrorisant les populations des Etats voisins, qui lui sont globalement hostiles, qu’il garantira son avenir. Il croit dans la religion de la force. Mais plus l’Etat hébreu agit ainsi, plus il suscite des vocations de combattants, et particulièrement des vocations de kamikazes. Devant les images de civils palestiniens agonisant, ce sont tous les Arabes et les Musulmans du monde entier qui éprouvent des sentiments de colère et des envies de châtier Israël à son tour. Depuis 1948, année de sa création, l’Etat d’Israël est parvenu, de fait, à venir à bout de toutes les menaces qui ont pesé sur son existence.


Mais combien de temps cela peut-il encore durer ? Les trois cents millions d’humains qui entourent Israël sont des barils de colère. Trois cents millions d’êtres qui n’en peuvent plus de l’humiliation à travers le déni et le mépris que subissent leurs frères palestiniens. Selon Olivier Abel « Le fort devient toujours plus barbare avec le faible, il faut donc armer le faible d’un contre pouvoir. Pour que la barbarie s’arrête, il faudrait retrouver le sens « épique » : traiter l’ennemi avec équité, avec respect, avec admiration même, comme David épargnant Saül ».


Gaza, ce terrifiant ghetto où sont enfermés, emmurés, un million et demi d’hommes et de femmes qui s’efforcent de survivre dans une misère insoutenable et cette terrifiante pénurie d’eau potable. Comment imaginer que, dans pareille situation, plusieurs dizaines de milliers de jeunes ne sont pas prêts à combattre jusqu’à la mort ? Israël peut tuer deux cents d’entre eux chaque jour, il y en aura toujours autant, et plus encore, qui seront prêts à aller se faire exploser au coeur des quartiers juifs quand l’occasion s’en présentera. Folie d’Israël qui creuse lui-même sa tombe.


Folie d’Israël qui génère la violence dont il se protège. Folie d’Israël qui, à l’époque de la suprématie de l’OLP, a tout fait pour favoriser le développement d’un mouvement islamiste voulu comme concurrent, et qui aujourd’hui fait tout pour le diaboliser. Or quand Israël agit avec barbarie, Israël œuvre pour la gloire de ce Hamas. Dans toute la Palestine d’abord. Dans tout le monde arabo-musulman in fine.


.


RACHID  BENZINE

Chargé de cours au Master Religion et Société. Institut d’Etudes Politiques D’Aix en Provence. Chercheur associé à l’observatoire du religieux (Aix en Provence).

--@--

5 janvier 2009

Gaza au coeur...

Les mots de Céleste

Autour de Gaza

Ils ont installé leurs chaises pliantes sur la colline, à l’orée de leur ville. Assis côte à côte, ils  se passent des jumelles.
Se réjouissent, commentent. Contemplent dans le ciel les arabesques des fusées. Sursautent parfois quand l’impact se fait trop fortement entendre.
Pourtant ce n’est pas un joyeux feu d’artifice qu’ils admirent en bavardant, sûrs de leurs droits et confiants dans l’avenir.
C’est la mort.

Ils marchent dans la nuit de Gaza. La peinture verte sur leurs visages, comme un masque. Ils ont vingt ans. Ils obéissent.
Prêts à tuer, à éliminer la vermine lanceuse de roquettes.
Sont-ils aussi prêts à mourir ?
Ont-ils peur ?
Ou sont-ils galvanisés par la cause qu’ils défendent et qu’on leur a inculquée depuis l’enfance ?
Ont-ils conscience du massacre qu’ils sont en train de commettre ?
A quoi pensent-ils ces jeunes gens qui foulent, l’arme au poing, une terre dont l’ennemi a déclaré qu’elle serait leur tombeau ?

Eux aussi ont vingt ans. Durant toute leur enfance, toute leur adolescence ils ont connu l’occupation, la pauvreté.
Dans les enclos des colons les fruits murissaient au soleil.
Puis les occupants ont plié bagages, dévasté les champs et les fermes, brulé, détruit.
Et les mâchoires du piège se sont refermées sur les Gazaouis.
Leurs déplacements sont limités. Ils n’ont pas de travail, pas de nourriture, pas d’électricité. Prisonniers sur une étroite bande de terre, coincés entre la mer et le pays des colons, l’orgueilleuse et cruelle Israël, ils tournent en rond dans leur geôle.
Oubliés, méprisés, sans futur.
A la mosquée ils se retrouvent et les paroles les pénètrent. Lors de réunions clandestines, on leur dit qu’ils sont fiers et dignes et que pour la liberté il est juste de mourir comme il est juste de tuer. Que celui qui se sacrifie pour la cause de son peuple est un héros.
Le sang qui piaffe dans leurs veines crie qu’ils n’ont rien à attendre de cette vie-là. Que leur destin est scellé: humains de seconde zone privés de liberté, que l’occupant voudrait larbins, ployant leurs échines sous les ordres, devant sans cesse justifier leurs identités.
Leur véritable identité, c’est Hamas qui la leur donne, avec la fierté de défendre leur territoire.
Avec mon âme, avec mon sang, je te défendrai Gaza

Elle est blonde, c’est une femme de pouvoir, sûre d’elle. En tant que ministre des Affaires Etrangères, elle répond aux questions des journalistes « Israël, estime-t-elle, distingue la guerre contre le terrorisme, contre le Hamas, de la population civile. Ce faisant, nous maintenons la situation humanitaire à Gaza exactement comme elle doit être ».

Exactement comme elle doit être :

Ils se terrent dans leurs maisons dévastées. Ils tremblent de peur. Ils ont faim, froid, soif. Ils sont exténués.
Leur terre est devenue “lit de sang”, leur ville champ de ruines, les égouts sont à ciel ouverts, l’eau gicle des tuyaux et les seules lumières qui trouent la nuit sont celles des fusées mortifères.
Dans les hôpitaux bondés les victimes expirent lentement, se vidant de leur vie. Personne ne peut les soigner.
Elle hurle de douleur, tous ses enfants sont morts dans le fracas rougeoyant des bombes.
Il pleure, son fils aîné a été amputé des deux jambes, le deuxième, le troisième et le quatrième ont été emportés par un obus, le sixième git sur un brancard, la jambe broyée, il se tord de douleur. Il a douze ans.
Comme d’incessants et monstrueux moustiques les drones survolent leurs abris. Les avions dansent dans le ciel, le roulement sourd des chars fait trembler le sol.

S’ils avaient des jumelles et le loisir de les utiliser, les habitants de Gaza pourraient voir, au loin sur la colline, les chaises pliantes des habitants de Sderot.

--@--

4 janvier 2009

Gaza la réalité d'un massacre !

Edit du 5/01/09 à 17h.

Il s'avère que la vidéo amateur que j'ai publiée hier, ici même dans cet article n'était pas ce qu'elle prétendait être. Elle date de septembre 2005.

Pour plus d'explications, voir ICI et ICI.

Quoi qu'il en soit, cela ne retire rien aux souffrances et aux drames vécus à Gaza. Je déplore juste le manque d'informations fiables provenant de Gaza. Cela est dû essentiellement à l'interdiction formelle du gouvernement israélien de toute présence de journalistes à Gaza. Et ce bien avant la guerre mais depuis près de 2 ans, pour tenter d'éviter tout témoignage sur le blocus datant de 2007. De la même façon, les journalistes palestiniens gazaouis sont strictement interdits de sortir.

Nous devons savoir également que toutes les images diffusées dans le monde, prises du territoire israélien, sont l'objet d'une censure militaire méthodique et je ne parle même pas de celles fournies par l'armée israélienne elle-même.

Interdiction des journalistes. Interdiction pendant 3 jours de pénétrer à une équipe médicale de la Croix-Rouge Internationale, entraves régulières à la venue des représentants des organisations internationales, bombardement des bureaux du Coordonnateur spécial de l'ONU à Gaza... La liste est longue !


Scène tournée avec un téléphone portable sur un marché de Gaza, début janvier 2009...

 

Publicité
<< < 1 2