Exigeant

P.R.I.V.E.

17 octobre 2011

17 octobre 1961

 Du site Médiapart :

 17 octobre 1961: dire la vérité pour la réconciliation

15 OCTOBRE 2011 | PAR EDWY PLENEL1

 

La date du 17 octobre 1961 fait partie de notre histoire, et nous devons la regarder en face. C'est à Paris qu'une manifestation pacifique de travailleurs alors français –« Français musulmans d'Algérie », selon la dénomination officielle –, venus protester avec leurs familles contre le couvre-feu raciste qui les visait, eux et eux seuls, fut sauvagement réprimée par la police de la capitale, sur ordre de son chef, le préfet Maurice Papon. Mediapart demande la reconnaissance officielle de ce massacre, dont les historiens évaluent les victimes à près de 300 morts.

Au lendemain de la tragédie du 17 octobre 1961, Kateb Yacine (1929-1989), immense poète algérien, s'adressait à nous tous, le peuple français :

 

Peuple français, tu as tout vu

Oui, tout vu de tes propres yeux.

Tu as vu notre sang couler

Tu as vu la police

Assommer les manifestants

Et les jeter dans la Seine.

La Seine rougissante

N'a pas cessé les jours suivants

De vomir à la face

Du peuple de la Commune

Ces corps martyrisés

Qui rappelaient aux Parisiens

Leurs propres révolutions

Leur propre résistance.

Peuple français, tu as tout vu,

Oui, tout vu de tes propres yeux,

Et maintenant vas-tu parler ?

Et maintenant vas-tu te taire ?

 

Après un trop long silence, le temps est aujourd'hui venu de parler, et de parler clair et franc. Non seulement d'entendre cet appel, comme le réclament depuis des décennies historiens de métier et militants de la mémoire, mais d'être au rendez-vous de ce passé plein d'à présent. Le 17 octobre 1961 est une date française aussi bien qu'algérienne. Cette manifestation est certes un des jalons de la conquête de son indépendance, si chèrement payée, par le peuple algérien : organisée par la Fédération de France du FLN, elle entendait consolider le rapport de force face à un pouvoir gaulliste qui, tout en engageant des pourparlers de paix, voulait affaiblir et diviser son interlocuteur indépendantiste.

Mais elle est aussi un moment essentiel de notre propre histoire nationale, de ces moments dont le souvenir fonde, pour l'avenir, une mémoire éveillée, empreinte de lucidité et de fraternité.

Le 17 octobre 1961 est d'abord une manifestation légitime contre une décision administrative sans précédent depuis le régime de Vichy : un couvre-feu raciste, fondé sur des critères ethniques. Le 5 octobre 1961, le préfet de police de la Seine, Maurice Papon (dont on découvrira plus tard le rôle dans la déportation des Juifs à la préfecture de Gironde), impose, au prétexte de la lutte contre les indépendantistes algériens assimilés à des « terroristes », un couvre-feu visant les « Français musulmans d'Algérie ». Ils doivent s'abstenir de circuler de 20h30 à 5h30 du matin, et les débits de boissons qu'ils tiennent ou qu'ils fréquentent doivent fermer chaque jour à 19 heures.

Le 17 octobre 1961 est ensuite une manifestation du peuple travailleur de la région parisienne, d'ouvriers et d'employés accompagnés de leurs familles, venus souvent des bidonvilles, notamment celui de Nanterre, immense, où cette main-d'oeuvre industrielle était en quelque sorte parquée. Ce soir-là, c'est une partie de la classe ouvrière française, dont les cohortes ont toujours été renouvelées par l'immigration, qui défilait pacifiquement sur les boulevards de la capitale, avec cette joie d'avoir su braver l'interdit, la honte et l'humiliation. Avec surtout une grande dignité, celle de ceux qui n'ont d'autre richesse que leur travail, portée jusque dans l'habillement soigné des manifestants. D'ailleurs, le couvre-feu de Maurice Papon prévoyait une seule exception, celle des ouvriers travaillant en trois-huit, contraints d'embaucher en pleine nuit, qui devaient produire une attestation pour pouvoir circuler.

Le 17 octobre 1961 est enfin la plus terrible répression policière d'une manifestation pacifique dans l'histoire moderne de notre République. Les consignes des organisateurs étaient strictes, au point de se traduire par des fouilles préalables des manifestants : pas de violences, pas d'armes, pas même de simple canif. La violence qui s'est abattue sur les manifestants, parfois même avant qu'ils ne se constituent en cortèges, dès leur interpellation sur la base d'un tri ethnique à la sortie du métro, fut d'une férocité inimaginable. Il n'y eut pas seulement les dizaines de disparus – frappés à mort, jetés à la Seine, tués par balles –, mais aussi 11.000 arrestations, et ces hommes parqués plusieurs jours durant, sans aucune assistance, dans l'enceinte du Palais des sports de la Porte de Versailles.

Des «Temps modernes» aux policiers résistants, l'honneur de la France

De cette violence inouïe, ce sont notamment des policiers qui en ont témoigné le plus immédiatement, dans un paradoxe qui n'est qu'apparent. L'Amicale des policiers résistants – nous n'étions que seize ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale – rédigea un tract anonyme, sur la foi de témoignages de gardiens de la paix, qui fut publié dans France-Observateur, l'ancêtre du Nouvel Observateur, que dirigeaient alors Claude Bourdet et Gilles Martinet. Emaillé de faits précis – notamment sur « la bonne centaine » d'Algériens pris au piège sur le pont de Neuilly,« assommés et précipités systématiquement dans la Seine » –, ce texte défend l'honneur d'une police républicaine contre un« enchaînement monstrueux (qui) ne peut qu'accumuler les massacres et entretenir une situation de pogrom permanent ».

Dès l'immédiat lendemain du 17 octobre 1961, un appel circula à l'initiative de la revue Les Temps modernes qui recueillit les signatures de deux cent vingt-neuf intellectuels français, dont vingt-huit professeurs d'université. Il n'est pas inutile de relire aujourd'hui ce texte impeccable tant il fait honneur à cette France, la nôtre, qui sut dire non à l'injustice et à l'innommable, formidablement illustrée dans ces années-là par la revue de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, mais aussi par le Comité Audin et son journal Vérité et Liberté, animé par Pierre-Vidal Naquet, Jacques Panijel et Laurent Schwartz, ou encore par l'éditeur et libraire François Maspero, irremplaçable refuge et emblème de toutes les résistances d'alors. Le voici donc.

« Avec un courage et une dignité qui forcent l'admiration, les travailleurs algériens de la région parisienne viennent de manifester contre la répression de plus en plus féroce dont ils sont victimes et contre le régime discriminatoire que veut leur imposer le gouvernement. Un déchaînement de violence policière a répondu à leur démonstration pacifique : à nouveau, des Algériens sont morts parce qu'ils voulaient vivre libres.

« En restant passifs, les Français se feraient les complices des fureurs racistes dont Paris est désormais le théâtre et qui nous ramènent aux jours les plus noirs de l'occupation nazie : entre les Algériens entassés au Palais des sports en attendant d'être "refoulés" et les Juifs parqués à Drancy avant la déportation, nous refusons de faire la différence.

« Pour mettre un terme à ce scandale, les protestations morales ne suffisent pas. Les soussignés appellent instamment tous les partis, syndicats et organisations démocratiques non seulement à exiger l'abrogation immédiate de mesures indignes, mais à manifester leur solidarité aux travailleurs algériens en invitant leurs adhérents à s'opposer, sur place, au renouvellement de pareilles violences. »

Quelques mois plus tard, le 8 février 1962, cette violence s'abattait, au métro Charonne, sur une manifestation non violente pour la paix en Algérie (un rappel factuel ici). L'immense émotion soulevée par les neuf morts de Charonne a longtemps fait écran au souvenir des dizaines de victimes du 17 octobre 1961. Comme si les seconds faisaient partie de notre histoire française, tandis que les premiers étaient assignés à la seule cause algérienne. C'est évidemment cet oubli qu'il faut aujourd'hui réparer. Car dans cette occultation se joue notre relation à la question coloniale en général et, plus particulièrement, à la part algérienne de notre histoire et de notre propre peuple.

 

L'appel de Mediapart à la vérité et à la réconciliation

Tel est le sens de l'appel lancé par Mediapart, avec l'association Au nom de la mémoire, pour la reconnaissance officielle de la tragédie du 17 octobre 1961 (à lire et à signer en cliquant ici). Se saisir de cette date, ce n'est pas seulement demander justice pour les victimes, c'est aussi ouvrir un nouveau chapitre de l'histoire commune de deux peuples, l'algérien et le français. Les cinquante ans de la tragédie du 17 octobre 1961 inaugurent en effet l'année du cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie, avec toutes ses étapes commémoratives, notamment celle du décès, le 6 décembre 1961, de Frantz Fanon, cet exceptionnel Martiniquais, ancien combattant de la France Libre ayant épousé la cause indépendantiste algérienne, et devenu, dans le monde entier, le chantre de la révolte des Damnés de la terre.

Notre pari, c'est que ce cinquantenaire soit l'occasion de renouer les fils d'une histoire commune entre la France et l'Algérie. « Ni repentance ni vengeance, écrivons-nous, mais justice de la vérité et réconciliation des peuples : c'est ainsi que nous construirons une nouvelle fraternité franco-algérienne. » Tournant le dos aux inutiles guerres des mémoires et aux fratricides concurrences des victimes, notre appel veut en finir avec l'instrumentalisation politique de ce passé meurtri par des pouvoirs, particulièrement l'actuelle présidence française, qui laissent indéfiniment suppurer les blessures afin de diviser, en convoquant des fantômes pour qu'ils bataillent à l'infini.

Dire la vérité sur le passé, c'est se reconnaître dans le présent et se découvrir pour le futur. Sur le 17 octobre 1961, malgré les nombreuses entraves mises à l'ouverture des archives, l'essentiel de la vérité est connu, établi par les historiens, illustré par des écrivains, raconté par des associations. Il faut ici citer, parmi bien d'autres, les noms de Didier Daeninckx, Jean-Luc Einaudi, Mehdi Lallaoui, Anne Tristan et Gilles Manceron (vous retrouverez toutes les références à leurs ouvrages sous l'onglet "Prolonger" de cet article). Mais ce qui manque toujours, à l'instar du discours prononcé en 1995 par Jacques Chirac à Paris sur l'emplacement du Vél d'Hiv par rapport à la responsabilité de l'Etat français dans la déportation des Juifs, c'est cette parole officielle qui apaise et libère, à la fois consolatrice et réconciliatrice (retrouver ici le texte intégral du discours de Jacques Chirac).

A juste titre, nombreux sont les historiens qui critiquent l'exploitation partisane et politicienne du passé, dont l'actuel pouvoir donna une illustration caricaturale en annexant le calvaire du jeune communiste Guy Môquet, fusillé par les nazis en 1941. Soucieuse d'éviter ce piège, notre démarche rassembleuse s'inspire de cet usage collectif du passé qu'ont gardé des sociétés restées plus proches de leurs savoirs traditionnels. Notre appel se réclame ainsi de ce qu'ont su inventer, avec Nelson Mandela et Desmond Tutu, les militants du combat contre l'apartheid en Afrique du Sud, au lendemain de la chute du régime raciste.

L'épilogue de la Constitution provisoire de l'Afrique du Sud de 1993 utilise un mot des langues bantoues, ubuntu, qui désigne « la qualité inhérente au fait d'être une personne avec d'autres personnes ». C'est, en d'autres termes, un appel à la relation, par-dessus les drames et les blessures, que ce premier texte constitutionnel traduisait ainsi : « L'adoption de cette Constitution pose la fondation solide sur laquelle le peuple d'Afrique du Sud transcendera les divisions et les luttes du passé qui ont engendré de graves violations des droits de l'homme, la transgression des principes d'humanité au cours de conflits violents, et un héritage de haine, de peur, de culpabilité et de vengeance. Nous pouvons maintenant y faire face, sur la base d'un besoin de compréhension et non de vengeance, d'un besoin de réparation et non de représailles, d'un besoin d'ubuntu et non de victimisation. »

Pour un «ubuntu» à la française sur notre passé colonial

L'ubuntu à la française auquel nous appelons solennellement concerne d'abord notre histoire algérienne, qui touche directement des millions de Français et leurs proches – parce qu'ils en viennent, parce qu'ils en sont issus, parce qu'ils y ont participé, parce qu'ils en ont été témoins ou acteurs, etc. Mais il concerne aussi, plus largement, notre rapport collectif au long passé d'empire colonial de la France, dont 1962 marque la fin bien que nos outre-mers d'aujourd'hui, des Antilles à la Nouvelle-Calédonie, en soulignent encore la persistance. Il nous revient de réinventer cette relation d'humanité mutuelle où se refonde durablement la politique des peuples, en lieu et place des intérêts à courte vue des gouvernants.

« Il n'est pas interdit, écrivait en 2004 l'historien Maurice Olender en introduction à un numéro de sa revue Le genre humain autour de la Commission Vérité et Réconciliation sud-africaine, de s'inspirer de cette forme d'humanité mutuelle qui fait que ce qui blesse l'un atteint l'autre, que ce qui panse l'un guérit l'autre, que ce qui autorise la mémoire et l'oubli des uns et des autres ouvre l'avenir à des projets politiques communs. » Tel est l'état d'esprit de cette nouvelle fraternité franco-algérienne à laquelle nous appelons, dans l'idée d'une pratique sensible de la politique, d'intuition de la relation et d'écoute de l'autre.

Nous irons donc manifester lundi soir 17 octobre 2011, à Paris, des grands boulevards au pont Saint-Michel dans l'espoir qu'advienne, au jour d'une alternance politique éminemment souhaitable, cette parole officielle de vérité et de réconciliation qui ouvrira une voie nouvelle pour nos deux peuples, français et algérien, inextricablement liés par l'histoire et par la géographie, au passé comme au présent.

A la fin de son récent essai sur la triple occultation du massacre du 17 octobre 1961, l'historien Gilles Manceron rappelle qu'au soir du 8 février 1962, à la prison de la Santé, un Français emprisonné pour son soutien au FLN, entendit soudain un silence de plomb, alors que circulait la nouvelle des morts de Charonne. Puis, raconte-t-il,« d'un seul coup, on a entendu, avec l'accent algérien, monter la Marseillaise, le "Allons enfants de la patrie". Je vous assure qu'on était tous là à se tenir la main, et là une émotion... qui rejaillit encore aujourd'hui. C'était leur hommage aux morts de Charonne, qui étaient contre la guerre d'Algérie... et qui étaient aussi leurs morts ».

Comme ceux de Charonne le sont pour les Algériens, les morts du 17 octobre 1961 sont, eux aussi, les nôtres. Et ils nous espèrent encore, nous attendent et nous appellent, afin que nous soyons enfin fidèles à cette injonction que nous lançait le jeune Frantz Fanon, en 1952, dans une quête infinie de tout ce que l'humanité peut partager : « Que jamais l'instrument ne domine l'homme. Que cesse à jamais l'asservissement de l'homme par l'homme. C'est-à-dire de moi par un autre. Qu'il me soit permis de découvrir et de vouloir l'homme, où qu'il se trouve. »

Oui, où qu'il se trouve.

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Je suis d'autant plus sensible à ce texte, que ma mère, militante communiste et anti-colonialiste convaincue, m'a raconté s'être rendue à cette manifestation et avoir pu sauver plusieurs manisfestants algériens en les arrachant litéralement des mains de la police en se faisant passer pour leur épouse française.

 Je ne sais s'il s'agissait d'une consigne du PCF ou d'une initiative individuelle.

 

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13 octobre 2011

Denis Khiusov

Une sélection de quelques photos de Denis Khiusov (connu aussi sous le nom de Kamuisama). J'ai choisi, pour vous donner envie de découvrir ce photographe, deux thèmes : Shibari en extérieur et Bondage en couple. Deux aspects plutot rares dans l'iconographie de cet art. J'aime tout particulièrement la puissance dégagée dans la deuxième partie, par les modèles et la mise en scène. 

Vous pouvez découvrir le travail de Denis Khiusov en suivant les liens suivants :

Photosight

Vk

Son site

 

Avertissement : la réalisation de tels bondages est l'affaire de gens expérimentés, prenant une foule de précautions pour garantir l'intégrité des modeles. Cet été 1 jeune femme italienne est morte et une autre sérieusement blessée, lors d'une séance de bondage en extérieur, faute d'avoir respecté ces consignes vitales.

 

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28 septembre 2011

Pourquoi je me suis remis à boire !

 

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17 février 2011

De Florence Cassez à Salah Hamouri


Les déclarations de Michelle Alliot-Marie : 

Quand il s'agit de Florence Cassez (sources)

"Michèle Alliot-Marie, la ministre des Affaires étrangères, a ainsi dénoncé un « déni de justice » qui va « peser sur les relations bilatérales ». « Cette décision est déplorable » et « les conditions dans lesquelles (elle) a été prise sont inadmissibles », s’est emportée la ministre. Pour MAM, « aucun des éléments fondamentaux de droit ou de fait soulevés par la défense de Florence Cassez n’a été pris en compte comme ils auraient dû l’être dans un Etat de droit. »

Quand il s'agit de Salah Hamouri (jeune franco-palestinien en prison en Israël) : 

"Les autorités françaises accordent donc une attention constante à la situation de Salah Hammouri et ne se satisfont pas de son maintien en détention. Il ne leur appartient pas, néanmoins, d'intervenir ou même de commenter les procédures judiciaires d'un Etat souverains." (souligné par moi)

Dans une lettre à Jean-Claude Lefort, député honoraire, Président du Comité de soutien à Salah Hamouri en date du 5 janvier 2011. (sources)

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Est-ce que le Mexique n'est pas un état souverain ?

Est-ce qu'Israël est un état plus souverain que le Mexique alors  que la sentence visant Salah a été rendue par un tribunal militaire  et qui plus est, en territoire occupé, en totale violation avec le Droit International ?

Les parents de Florence ont été reçu plusieurs fois par Nicolas Sarkozy. Les parents de Salah ? Jamais ! Malgré leurs nombreuses demandes...

Souhaitons à Florence et à Salah, victimes de l'injustice et de l'arbitraire dans les pays où ils sont emprisonnés, de rapidement recouvrer la liberté.

Et souhaitons pour la France, rapidemment, des changements profonds et véritables pour que les humains soient en parfaite Egalité et que leur sort ne dépende pas de la nature de leurs geôliers. Libertés pour tous au prix d'une réelle Fraternité.

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16 février 2011

Boris Brul

Je vais utiliser les excellentes photos de Boris Brul pour délivrer des messages personnels. 

Au fil de mes recherches, j'ai découvert Boris Brul et tout de suite, bon nombre de ses photos ont pris du sens pour moi. J'aime le regard humain et décalé qu'il pose sur les personnages qu'il créé.

Vous pouvez retrouver son travail sur sa page Photodom.

 

 

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Nos avis divergent, réfléchis bien la prochaine fois...

 

 

 

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Tu n'aimes pas mes photos de toi...

 

 

 

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A terminer ! Vite, je suis pressé...

 

 

 

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Le café, la clope et ...

 

 

 

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Alternative à Dukan ?

 

 

 

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Je t'imagine là-bas ainsi...

 

 

 

1808987

Folie des soirs d'été...

 

 

 

1861261

En recherche...

 

 

 

1855182

L'énigme faite Femme...

 

 

 

2074631

En fumée...

 

 

 

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Ne rêve pas ...

 

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16 décembre 2010

Shibari par Dasniya Sommer

Un énorme plaisir à partager ceci avec vous...

 



Dasniya Sommer - Idiosyncrasy (shibari dance)
envoyé par lionac. - Futurs lauréats du Sundance.

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02 décembre 2010

Mikhail Nekrasov - Михаил Некрасов

Plaisir ludique que celui d'interpréter des photos, de coller dessus ses propres histoires, de projeter ses envies, ses clins d'œil.
Le travail de Mikhail Nekrasov s'y prête admirablement.
En sélectionnant ces photos, j'ai en tête un regard pétillant de malice avec un feu de cheminée en arrière plan... Partage.

Son site 
Ses pages Photosight


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Posté par Exigeant à 20:03 - Photographes - Commentaires [3] - Permalien [#]

20 août 2010

Ca commence par soi...

Merci à celle qui m'a envoyé cette vidéo comme un élément supplémentaire à nos discussions. Des bises enjouées pour elle ;)

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15 août 2010

Andrey Eroshkin

Il est des photographes que l'on croise, que l'on perd un peu de vue, puis que l'on retrouve au moment même où leurs travaux correspondent pleinement à notre sensibilité du moment.
C'est le cas pour Andrey Eroshkin.
J'aime la précision de son travail, la qualité de sa technique, son immense imagination et sa faculté à nous raconter des histoires à l'aide d'une seule photo.
Si comme moi, vous souhaitez en découvrir plus, je vous engage à aller errer sur son site et ses galeries.

Son site
Sa galerie photosight
Sa galerie 2photo.ru

Alors je vous souhaite un :

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(Modèles : Vlad Gansovsky et Neoromantika)



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Spéciale dédicace pour une Dame



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31 mai 2010

Combien de morts encore ?

Me promenant dans les villes françaises, j'aime prendre en photo ce type de plaques, rappelant l'holocauste subi par les juifs pendant notre dernière guerre.
Holocauste provoqué par la barbarie nazie.
Ces photos participent pour moi à un devoir de mémoire.

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Mais ce devoir a des conséquences. Celui de se lever et de combattre toutes les barbaries qui provoquent de tels drames.
Fussent-elles ces barbaries, commises par des juifs !

Comme celle perpétrée ce matin par l'armée israélienne en massacrant des êtres humains qui avaient pour seul tort de vouloir forcer une brèche dans le blocus contre la bande de Gaza.

Alors dans ces moments de colère et d'amertume, il me faut choisir entre des voix juives. Entre celle de Gidéon Lévy journaliste à Ha'Aretz qui écrit :

L'hystérie israélienne a eu raison de la flottille

La machine de propagande israélienne a atteint de nouveaux sommets dans son hystérie désespérée. Elle a distribué des menus des restaurants de Gaza, accompagnés de fausses informations [afin de montrer que les Gazaouis ne manquent de rien]. Elle s’est couverte de ridicule en se lançant dans une bataille futile dans le secteur des relations publiques, une bataille qu’il aurait mieux valu ne pas déclencher. Ils veulent maintenir le siège inefficace, illégal et immoral de Gaza et ne pas laisser la “flottille de la paix” aborder sur la côte ? Il n’y a rien à expliquer, certainement pas à une communauté internationale qui n’est pas prête à avaler ce brouet fait de justifications, de mensonges et de tactiques dilatoires. Il n’y a plus qu’en Israël que les gens acceptent ces marchandises avariées. Rappelant ces rituels antiques qui précédaient les batailles, le chœur a clamé son enthousiasme sans se poser de question. Des soldats en uniformes blancs se sont préparés en notre nom.

Des porte-parole ont fourni des explications fallacieuses en notre nom. Toute cette scène grotesque se déroule à nos dépens. Et presque aucun d’entre nous n’est venu perturber le spectacle. Le chœur a entonné des chants de tromperie et de mensonges. Nous en sommes tous, nous qui affirmons qu’il n’y a pas de crise humanitaire à Gaza. Nous faisons tous partie de ce chœur qui prétend que l’occupation de Gaza est terminée, et que la flottille représente une agression violente contre la souveraineté israélienne — le béton va servir à bâtir des bunkers et le convoi est financé par les Frères Musulmans turcs. Mais, le siège israélien de Gaza va faire tomber le Hamas et libérer Gilad Shalit. Yossi Levy, porte-parole du ministère des Affaires Etrangères, un des plus risibles parmi les propagandistes, s’est surpassé en déclarant sans sourciller que le convoi d’aide à destination de Gaza constituait une violation du droit international. Mais bien sûr. C’est exactement ça. Ce n’est pas le siège qui est illégal, c’est la flottille.

L’opération de propagande a cherché à nous vendre, à nous et au reste du monde, l’idée que l’occupation de Gaza est finie, mais que de toute façon, Israël dispose de l’autorité juridique pour interdire toute aide humanitaire. Tout cela n’est qu’un tas de mensonges. Une voix, et une seule, est venue un peu gâcher la fête : un rapport d’Amnesty International sur la situation à Gaza. Quatre habitants sur cinq y ont besoin d’une assistance humanitaire. Des centaines attendent de bénéficier de traitement médicaux, et 28 sont déjà morts. Et ce en dépit de briefings de l’armée israélienne sur l’absence de siège et la présence d’une aide, mais qui s’en soucie ? Quant aux préparatifs de l’opération, ils ne sont pas sans rappeler une farce particulièrement désopilante : le débat ministériel enflammé; le déploiement de l’unité Masada, commando du service carcéral spécialisé dans la pénétration des cellules de prison ; des commandos de marine appuyés par l’équipe de lutte antiterroriste de la police et l’unité cynégétique Oketz de l’armée ; la mise en place d’un site de détention spécial dans le port d’Ashdod ; et le bouclier électronique censé interdire la diffusion de toute information sur la saisie du navire et sur l’arrestation de tous ceux qui se trouvent à bord.


Et celle de Sacha Bergheim :

Réaction à chaud : une mécanique de criminalisation bien rôdée.


par Sacha Bergheim pour Aschkel et Lessakele

"En somme, derrière cette affaire de la flotille se joue la criminalisation de l'existence d'Israel, remake des justifications théologiques ou sociales aux pogroms chrétiens  des siècles passés. La différence étant que le peuple juif, incarné par l'Etat d'Israel, a quitté sa position de powerlessness, de vulnérabilité qui caractérisait son statut de dominé dans les sociétés chrétiennes et musulmanes. C'est ce droit de réponse du peuple juif, ce droit insupportable de se défendre contre les tentatives d'annihilation qui fait l'objet aujourd'hui de telles attaques. Le sacrifice des "militants" de la flotte pro-hamas est le prix de cette nouvelle judéophobie."

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J'ai le triste sentiment en lisant ces lignes, d'entendre les diatribes de Radio-Paris sous le contrôle des allemands mais avec des voix si françaises, qui fustigeait, déjà, ces terroristes, ces résistants qui osaient s'élever, lutter contre un ordre établi qui trouvait normal de faire porter à de petits enfants français une étoile jaune cousue sur leur poitrine.

Alors pour moi, oui, il est juste de se défendre contre une opération militaire menée par des commandos marins expérimentés, en plein dans les eaux internationales, avec ses mains, des couteaux et même des barres de fer.
Dire oui à de tels actes de piraterie, soutenir de telles violences avec un entêtement et une absence de recul évidents, c'est d'avance justifier n'importe quel massacre !

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