Exigeant

P.R.I.V.E.

29 mars 2007

Lilya Corneli et Darren Holmes

A 24 heures d'intervalle j'ai reçu un mail de Darren Holmes et de Lilya Corneli me demandant de supprimer l'album photos que j'avais consacré à chacun de ces deux grands artistes. Ce que j'ai fait immédiatement car c'est leur droit de ne pas vouloir être présents ici de cette façon là. L'un m'accordait 3 photos et l'autre 5... ce qui me semble insuffisant vu leur talent.
Ils me reprochaient aussi de ne pas faire figurer le lien vers leurs sites dans les albums.
Ces albums faisaient suite à deux articles que j'avais fait en décembre 2005.
Sur Lilya Corneli et le lendemain sur Vlados et Darren Holmes où comme je le fais le plus souvent le lien vers leurs sites était mentionné.

Quoiqu'il en soit, ça n'enlève rien à leurs qualités artistiques. Et je vous invite à aller revoir leurs photos sur leurs sites respectifs. Vous les trouverez en cliquant sur les photos ci-dessous.


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Lilya Corneli


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Darren Holmes


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18 mars 2007

Yan McLine

Photographe russe (moscovite) Yan McLine nous donne à voir ce que nous souhaitons découvrir...

Edit du 11/11/2008. Les sites de Yan McLine :


Son site

Son blog

Sa page photosight

Sa page photodom


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10 mars 2007

Ministère de l'identité nationale ...

Dernière lettre de Missak MANOUCHIAN à sa femme, avant d'être fusillé le 19 février 1944. J'ai pensé à cette lettre en entendant Sarkosy vouloir créer un "ministère de l'immigration et de l'identité nationale"

De tout temps les étrangers ont été présentés comme fauteurs de désordre, de crime. C'était aussi le but de l'affiche rouge réalisée par les services de la propagance allemande pour dire aux Français que les résistants (les criminels) étaient des étrangers.

Le groupe est essentiellement composé d’étrangers : huit Polonais, cinq Italiens, trois Hongrois, deux Arméniens, un Espagnol, une Roumaine et trois Français seulement. Parmi eux, neuf sont juifs et tous sont communistes ou proches du P.C. Leur chef est l’Arménien Missak Manouchian.

Ce sont tous ces "étrangers" qui ont fait la France d'aujourdui.

"Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,

Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, je n’y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.

Que puis-je t’écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.

Je m’étais engagé dans l’Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous... J’ai un regret profond de ne t’avoir pas rendue heureuse, j’aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d’avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l’armée française de la libération.

Avec l’aide des amis qui voudront bien m’honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d’être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l’heure avec le courage et la sérénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n’ai fait de mal à personne et si je l’ai fait, je l’ai fait sans haine. Aujourd’hui, il y a du soleil. C’est en regardant le soleil et la belle nature que j’ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t’embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari."

Manouchian Michel.

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25 février 2007

Fils de ...

Fils de bourgeois
Ou fils d'apôtres
Tous les enfants
Sont comme les vôtres
Fils de César
Ou fils de rien
Tous les enfants
Sont comme le tien
Le même sourire
Les mêmes larmes
Les mêmes alarmes
Les mêmes soupirs
Fils de César
Ou fils de rien
Tous les enfants
Sont comme le tien
Ce n'est qu'après
Longtemps après

Mais fils de sultan
Fils de fakir
Tous les enfants
Ont un empire
Sous voutes d'or
Sous toits de chaumes
Tous les enfants
Ont un royaume
Un coin de vague
Une fleur qui tremble
Un oiseau mort
Qui leur ressemble
Fils de sultan
Fils de fakir
Tous les enfants
Ont un empire
Ce n'est qu'après
Longtemps après

SGE

Liban. Eté 2006

Mais fils de bon fils
Ou fils d'étranger
Tous les enfants
Sont des sorciers
Fils de l'amour
Fils d'amourettes
Tous les enfants
Sont des poètes
Ils sont bergers
Ils sont rois mages
Font des nuages
Pour mieux voler
Mais fils de bon fils
Ou fils d'étranger
Tous les enfants
Sont des sorciers
Ce n'est qu'après
Longtemps après

Mais fils de bourgeois
Ou fils d'apôtres
Tous les enfants
Sont comme les vôtres
Fils de César
Ou fils de rien
Tous les enfants
Sont comme le tien
Le même sourire
Les mêmes larmes
Les mêmes alarmes
Les mêmes soupirs
Fils de César
Ou fils de rien
Tous les enfants
Sont comme le tien

Paroles d'une chanson de Jacques Brel de 1967

Cette chanson est reprise par Michel Jonasz en ouverture de son nouveau spectacle consacré à un hommage à la chanson française. Il y interprète des chansons de Brassens, Brel, Ferré, Gainsbourg, Nougaro revisitées jazzy avec un immense bonheur.

Un vrai régal. Pour savoir s'il passe chez vous et quand : ce site.

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24 février 2007

Leno Regushadze (elena regush)

Regard d'une jeune photographe russe.


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22 février 2007

Oleg Malyshenko



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17 février 2007

Kassandra

Il y a des photographes pour qui il m'est impossible de faire une sélection de photos en vue d'un article. Kassandra est de ceux là. Je lui ai donc consacré un album photos. Prenez le temps de la découvrir. Elle en vaut la peine.

De son vrai nom Elena Chernenko, il semble qu'elle habite entre Kiev en Ukraine et Stockholm en Suède. Merci à Nerilka pour ces informations complémentaires.


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11 février 2007

New Yor-Coeur de Charlélie Couture

Vendredi soir dernier, un peu par hasard, j'ai eu l'occasion d'aller voir le dernier spectacle de Charlélie Couture : New Yor-Coeur.
Fatigué par une semaine chargée, je n'étais pas plus emballé que ça.
Mais au fil des morceaux, très rapidement, la fatigue envolée, je suis rentré dans l'univers de l'artiste.
Des délires poétiques, une musique rock superbement construite, la simplicité du chanteur, la complicité de son groupe font une mosaïque entrainante, un moment de pur bonheur.
Vous pouvez trouver des extraits musicaux et les dates de ses concerts sur son site.

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Photo Gaël COTONNEC


S'il passe près de chez vous, n'hésitez surtout pas...

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07 février 2007

Niko Guido

Parenthèse avec Niko Guido, photographe turc,  pour tendre vers une chaîne parfaite...


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06 février 2007

La vérité sort...

Ma fille, en terminale, vint ce soir un texte de Marx à la main :

"Dans la production sociale de leur existence, les hommes nouent des rapports déterminés, nécessaires, indépendants de leur volonté ; ces rapports de production correspondent à un degré donné du développement de leurs forces productives matérielles. L'ensemble de ces rapports forme la structure économique de la société, la fondation réelle sur laquelle s'élève un édifice juridique et politique, et à quoi répondent des formes déterminées de la conscience sociale. Le mode de production de la vie matérielle domine en général le développement de la vie sociale, politique et intellectuelle. Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociele qui détermine leur conscience. A un certain degré de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en collision avec les rapports de production existants, ou avec les rapports de propriété au sein desquels elles s'étaient mues jusqu'alors, et qui n'en sont que l'expression juridique. Hier encore formes de développement des forces productives, ces conditions se changent en de lourdes entraves. Alors commence une ère de révolution sociale. Le changement dans les fondations économiques s'accompagne d'un bouleversement plus ou moins rapide dans tout cet énorme édifice. Quand on considère ces bouleversements, il faut toujours distinguer deux ordres de choses. Il y a le bouleversement matériel des conditions de production économique. On doit le constater dans l'esprit de rigueur des sciences naturelles. Mais il y a aussi les formes juridiques, politiques, religieuses, artistiques, philosophiques, bref les formes idéologiques, dans lesquelles les hommes prennent conscience de ce conflit et le poussent jusqu'au bout. On ne juge pas une époque de révolution d'après la conscience qu'elle a d'elle-même, pas plus qu'on ne juge un homme sur l'idée qu'il se fait de lui-même."

Marx. Avant-propos à la Critique de l'Economie politique (1859).

Quand je lui ai dit être marxiste...elle a pouffé...et m'a dit que c'est du chinois pour elle.

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