Exigeant

P.R.I.V.E.

20 avril 2012

L'histoire de 3 générations

Tout a commencé hier. Coup de fil à ma mère, 85 ans cette année, pour prendre de ses nouvelles. Elle va bien et me demande si je vais au meeting de Mélenchon le 19. Elle a envie d'y aller mais pas toute seule.

Un rassemblement est prévu à Ivry, place Jean Ferrat pour un départ collectif en tramway. Ok, ça me va bien. Aujourd'hui je propose à mon fils de 18 ans de nous accompagner. Ce serait son premier meeting politique et dimanche il votera pour la première fois. Hésitations. Il appelle son meilleure pote pour lui proposer de venir.

En route pour Ivry. On se gare pas loin du moulin après avoir été chercher ma mère.

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Rassemblement. Ma mère fière comme Artaban de présenter son petit fils à ses camarades de combat, militante depuis des décennies. Pour moi, retrouvailles avec tout un tas de gens avec qui j'ai milité il y a fort longtemps. Ivry a été la ville de mes premiers combats.

En route vers la station de tram.

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Soudain, le coup d'oeil, l'image à faire :

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Vico la honte. Boîte française, issue d'une coopérative de producteurs, vendue à un trust italien. La boîte fermée après un déménagement sauvage des machines. Délocalisée et des dizaines d'emplois supprimés. Des hommes et des femmes sacrifiés, broyés, au nom du profit supérieur à l'Homme...

Les ballons rouges à caser dans le tram bondé :

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L'entrée dans le pavillon immense. Nous sommes dans une gigantesque travée. D'où nous sommes impossible d'apercevoir l'estrade. Heureusement des écrans géants retransmettent le meeting.

Les jeunes qui ont récupéré des drapeaux s'amusent, participent, gagnés par l'ambiance festive.

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Ils ont aussi récupéré des badges qu'ils arborent fièrement.

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Jean-Luc Mélénchon semble prendre un plaisir rare ce soir, à expliquer, à convaincre, à combattre les fausses vérités, les falacieuses certitudes avec des mots simples, des exemples tirés de la vie quotidienne de nous tous qui souffrons. Pédagogue, parfois lyrique, il annonce les luttes à venir, les combats prochains pour refuser toute soumission au système financier et à ceux qui le servent. Ces soi-disants penseurs qui jusqu'au dernier jour préfèrent la Le Pen à Mélenchon.

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La salle est attentive et réactive. Résistance résonne à de multiples reprises. Symbole d'une volonté de réagir porté, amplifié par des milliers de poitrines dans un élan commun de consciences individuelles enfin retrouvées. Que nous sommes loin de tout embrigadement, de ces racontars qui veulent nous faire passer pour des êtres dénués de sens critique. Nier cette réalité, c'est assurément se préparer des lendemains douloureux pour eux. Ils veulent nous voir avec leurs yeux formatés. Ils nous reprochent juste ce qu'ils sont, sans même avoir conscience que l'intelligence qu'ils nous dénient, va nous servir à les abattre.

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Grand moment d'émotion, avec ces milliers de mains jointes dans une immense chaîne humaine, pour entamer l'Internationale, suivie de l'hymne national.

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Retour vers Ivry par le tram. Assis à côté d'une femme, elle me demande gentiment si moi aussi j'étais au meeting de Mélénchon. Nous discutons tranquillement. Elle m'explique qu'elle travaille dans une université depuis très longtemps pour 1 400 euros par mois. Elle veut voter Mélenchon mais ne croit pas possible que le SMIC soit porté à 1 700 euros. Je lui explique comment c'est possible, en répartissant autrement les richesses, en réintégrant au travail les 10 % des richesses qui ont été accaparés par les dividendes. Elle me demande ce que je fais. Je lui explique qu'à 55 ans je suis chômeur, plus indemnisé, que je galère pour trouver des missions de formateur payées parfois 15 € de l'heure brut.

Le mot de la fin revient au copain de mon fils. Dans la voiture, je les interroge sur leurs sensations. Il me dit, enthousiaste, "c'est super ! Un candidat qui parle d'amour et de poèsie".


Qui que vous soyez, quoi que vous pensiez, prenez la peine d'écouter le dernier discours public de Mélenchon avant le premier tour. Il devra être disponible sur le net et je le rajouterai ici.

Juste une vie plus belle, enfin humaine, faite de luttes, d'amour et de poésie...


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Jean-Luc Mélenchon - Discours de Paris Porte de... par <a

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09 février 2012

Illusions et illusionnistes...


Ceci n'est pas une pipe

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Von Brandis

Ceci est l'avenir

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05 février 2012

Anna Koudella sur les mots de Pablo Neruda

 

Poème 20 Pablo Neruda

Je peux écrire les vers les plus tristes cette nuit.

Écrire, par exemple: "La nuit est étoilée
et les astres d'azur tremblent dans le lointain."

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Le vent de la nuit tourne dans le ciel et chante. 

Je puis écrire les vers les plus tristes cette nuit.
Je l'aimais, et parfois elle aussi elle m'aima.

Les nuits comme cette nuit, je l'avais entre mes bras.
Je l'embrassai tant de fois sous le ciel, ciel infini.

Elle m'aima, et parfois moi aussi je l'ai aimée.
Comment n'aimerait-on pas ses grands yeux fixes.

Je peux écrire les vers les plus tristes cette nuit.
Penser que je ne l'ai pas. Regretter l'avoir perdue.

Entendre la nuit immense, et plus immense sans elle.
Et le vers tombe dans l'âme comme la rosée dans l'herbe.

Qu'importe que mon amour n'ait pas pu la retenir.
La nuit est pleine d'étoiles, elle n'est pas avec moi.

Voilà tout. Au loin on chante. C'est au loin. Image15

Et mon âme est mécontente parce que je l'ai perdue.

Comme pour la rapprocher, c'est mon regard qui la cherche.
Et mon coeur aussi la cherche, elle n'est pas avec moi.

Et c'est bien la même nuit qui blanchit les mêmes arbres.
Mais nous autres, ceux d'alors, nous ne sommes plus les mêmes.

je ne l'aime plus, c'est vrai. Pourtant, combien je l'aimais.
Ma voix appelait le vent pour aller à son oreille.

A un autre. A un autre elle sera. Ainsi qu'avant mes baisers.
Avec sa voix, son corps clair. Avec ses yeux infinis.

je ne l'aime plus, c'est vrai, pourtant, peut-être je l'aime.
Il est si bref l'amour et l'oubli est si long.

C'était en des nuits pareilles, je l'avais entre mes bras
et mon âme est mécontente parce que je l'ai perdue.

Même si cette douleur est la dernière par elle
et même si ce poème est les derniers vers pour elle.

(traduit par André Bonhomme et Jean Marcenac)

 


Vous pouvez retrouver son travail en suivant les liens suivants :

Son site

Sa Gallerie sur PhotoPoints

Sa présentation de photos sur Youtube

Et sur l'excellent site : Liberaeva


Chacune des photographies d'Anna Koudella me parle, me raconte une histoire. A travers elles, je retrouve ou je découvre la multiplicité des facettes de la Femme, celle qui me hante, celle que j'ai croisée, celle que j'aime, celle que j'ai aimée, celle sur laquelle je m'appuie, celle qui regarde dans la même direction que moi, celle qui m'émeut, celle qui me rend triste, celle qui me donne ma force, celle qui est tout, celle qui est sur mon chemin...


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02 février 2012

La bataille pour un internet libre

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20 décembre 2011

Salah Hamouri libre mais déjà menacé ? Richard Prasquier ment !

Salah Hamouri a été libéré dimanche 18 décembre au soir. Je m'en félicite comme des milliers de personnes qui ont cru en sa cause. 

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Il a pu enfin rejoindre sa famille, ses amis après avoir été condamné par un tribunal militaire israélien constitué en territoire occupé pour des faits présumés. J'ai partagé mon indignation ici. 

Richard Prasquier dans un éditorial du CRIF aujourd'hui déclare "«Ovadia Yosef mérite la mort». Telles furent les premières déclarations de Salah Hamouri à l’agence Reuters le lendemain de sa libération du18 décembre..." Sources CRIF. Mais ceci est FAUX !!! Salah Hamouri a nié ces propos et l'agence Reuters aussi. Source REUTERS

A quoi donc joue le porte-parole du CRIF ? Que souhaite-t-il en propageant de tels propos ? Veut-il attiser la haine ? Est-il dépité qu'un jeune de 26 ans recouvre la liberté tout en ne reniant pas ses convictions ?

Ces propos dangereux peuvent être lourds de menaces pour l'intégrité physique de Salah, à Jérusalem comme en France, où Salah compte bien venir rapidement.

Ces mensonges m'inquiètent pour Salah mais aussi pour le CRIF. Je souhaite que Salah Hamouri  et Guilad Shalit, puisque Richard Prasquier fait le rapprochement, puissent vivre en paix dans des pays libres et reconnus. Celà ne peut se faire que sur la base d'une écoute et d'un respect mutuel. Le mensonge délibéré n'ouvre pas la voie pour celà.

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LIBERATION DU PRISONNIER FRANCO

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01 décembre 2011

La violence faite aux femmes

« Bonjour, je m’appelle Corinne NICOLE, j’ai 44 ans, je suis mariée, mère de cinq enfants , militante CGT depuis des années. Je travaille comme ouvrière en 2 x 8 et j’insiste sur le mot « ouvrière » pas opératrice comme on nous appelle maintenant, dans un abattoir de poulets comme il y en a beaucoup en Bretagne. Il y aurait tant de chose à vous dire sur les conditions de travail des salariés de l’agro-alimentaire, ce qui me prendrait évidemment plus de temps qu’il m’est imparti. C’est pourquoi j’ai décidé de vous décrire la journée d’une ouvrière dans ce secteur. Cette ouvrière je l’appellerai NADINE, 27 ans d’ancienneté, 43 ans, maman de 3 enfants de 8 à 14 ans. »

« Nadine se lève à 4 heures pour une prise de poste à 5H40. Cette semaine elle est du matin. Après avoir avalé vite fait son café (elle n’arrive toujours pas à prendre son petit déjeuner si tôt), Nadine vérifie les cartables des enfants, dresse la table du petit déjeuner, prend sa douche et part au travail. Pendant le trajet, elle se dit qu’heureusement que les enfants ont grandit et qu’elle n’a plus à les emmener chez la nourrice, qu’elle à bien eu du mal à trouver d’ailleurs. L’aînée de 14 ans lèvera les petits vers 6h30 et les déposera à la garderie à 7h30 avant de prendre elle-même le bus pour se rendre au collège. »

« Ouf ! Il n’y a pas de brouillard aujourd’hui, les enfants seront plus visibles par les automobilistes sur le parcours de l’école car il y a un kilomètre à faire. Nadine arrive sur le parking de l’entreprise à 5h15, se rend au vestiaire, prend sa tenue : pantalon, vareuse, charlotte, manchette, gant. Elle met son pantalon et commence à enfiler sa vareuse.  Aïe ! Ce bras et cette épaule qui recommence à la faire souffrir, elle arrive de justesse à le lever à l’horizontale, il va falloir qu’elle demande la taille du dessus pour la vareuse, elle sera plus facile à enfiler, elle dira qu’elle a pris du poids. Vite fait, elle avale son anti-douleur (Lamaline). Deux en cas de douleur lui a dit son médecin-traitant qu’elle a consulté il y a un mois. Du repos qu’il lui a dit ! Il est marrant lui, c’est pas lui qui va perdre 230 euros sur sa paie du mois ! Bon, ça tiendra au moins jusqu’à la pause. »

« Après avoir parcouru la distance qui la sépare de son atelier, elle pointe, 5h30 qu’il est !  Tiens la chef a déjà mis en route les ventilos. 4°C qu’il fait, le polaire qu’elle a acheté hier va lui servir. Bon, elle met ses bouchons d’oreilles et prépare son poste. 5H40, les poulets arrivent sur la chaîne, il faut les conditionner ! Yvette sa voisine lui fait un petit coucou ! Pas le temps de parler, trop de bruit, il faudrait crier et en plus 32 poulets à la minute, ça chôme pas. On se parlera à la pause ! Nadine regarde la pendule 7 heures, espère que la grande n’a pas oublié de se réveiller. Mince alors, les poulets tombent par terre, sa case déborde. Une panne qu’ils  disent, il va falloir rattraper le retard, en plus elle a besoin d’aller aux toilettes, un signe à la chef qui lui fait comprendre par gestes que la personne qui doit la remplacer est déjà occupée, il va falloir attendre. 7h30, enfin, Nadine peut aller aux toilettes, 5 min pas plus lui dit la collègue qui la remplace, il y a encore du monde à aller. 8h30, il est temps que la pause arrive, la douleur se réveille, «il est temps que je reprenne mes cachets » pense-t-elle. 9h, il était temps, elle a vraiment du mal à attraper les poulets, mais bon la chef n’a rien vu ! »

 

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Photo : Ela Barteczko

« Yvette la rejoint à table devant un bon café. « t’as su ce qui est arrivé à Jacqueline lui dit-elle ». « Non ! » répond Nadine. «ben, ça y est, elle a été licencié, pour inaptitude qui z’ont dit ! Tu sais bien, elle avait été opérée de l’épaule, elle était en arrêt depuis 6 mois ; ben, elle a vu le médecin conseil qui l’a consolidé et ici le médecin de travail, il l’a déclaré inapte. Le bureau du personnel a dit qu’il n’y avait pas de poste disponible par rapport aux gestes qu’elle peut plus faire. »

« Mince alors, elle n’a que 49 ans, qu’est ce qu’elle va faire, elle en a encore deux qui sont à la maison, en étude en plus ! » « Pour sûr, ça va être dur à la maison, en plus, elle aura plus de mutuelle, avec son mari malade. C’est pas la joie. » 9h15, il est temps de remonter, le temps de prendre ses « Lamaline » et de se rhabiller et c’est reparti ! Tout en conditionnant ses poulets, Nadine pense et pense encore. Heureusement qu’elle a  écouté ce qu’a dit la secrétaire du bureau du personnel se dit-elle, quand elle lui a expliqué que quand on déclarait une maladie professionnelle, la machine était lancée et on ne pouvait plus l’arrêter, ça se terminait obligatoirement par un licenciement. Du coût, pense-t-elle, elle a  bien fait de ne rien dire au médecin du travail la semaine dernière, elle ne l’avait pas vu depuis deux ans, il a rien vu de toute façon. C’est toujours çà de gagné ! 12h30, Nadine a pu aller aux toilettes en temps voulu, plus qu’une bonne heure de boulot, la douleur revient, c’est quand même mieux de ne faire que 7 heures de boulot, elle ne croit pas qu’elle pourrait tenir plus. »

« 13h40, La relève arrive, Nadine pointe et se rend au vestiaire, Yvette la rejoint,  «  Une de faite lui dit-elle ». « Oui et maintenant la deuxième journée à la maison va démarrer ». 14h10, retour à la maison, Nadine débarrasse la table du petit déjeuner, met en route le lave-linge, accroche le linge déjà lavé, fait les lits, passe l’aspirateur, etc… Surtout ne pas s’assoir. Une fois assise, elle ne se relève plus. Nadine reprend deux « Lamaline ». « Vous pouvez en prendre 6 par jour » lui a dit le médecin. »

 

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Photo : Ela Barteczko

« 16h30, Nadine va reprendre les enfants à l’école. Pendant que les deux derniers goûtent, elle peut enfin s’assoir et prendre son café pain beurre. Ensuite les devoirs. 17h30, l’aînée rentre du collège. Nadine ouvre le courrier du jour. Tiens, sa fiche de paie est arrivée. 1 120 € mutuelle déduite, heureusement que son ancienneté lui permet d’avoir un peu plus, se dit-elle. Ben tout est déjà dépensé d’avance, pas d’extra encore ce mois-ci. 18h, il faut penser à préparer le repas du soir. 19h30, les enfants sont douchés, on peut se mettre à table. 20h00 les infos à la télé : « Réforme des retraites », il faudra travailler encore plus longtemps ! « On voit bien qu’ils travaillent pas à la chaîne tous ces grands décideurs, Ils nous tueront avant, comme çà il n’y aura pas de retraite à nous verser ! » se dit-elle. »

« 20h30 le mari de Nadine rentre de Brest où il travaille, une heure de route. 22h00 après avoir préparé le repas du lendemain midi pour son mari, plié le linge et préparé les vêtements des enfants pour le lendemain, Nadine peut aller au lit. Auparavant elle avale deux autres « Lamaline » pour la douleur et la moitié d’un somnifère, en effet depuis quelques mois, elle a dû mal à s’endormir : Comment va-t-elle réussir à payer toutes les factures ! Ce que je viens de vous raconter, c’est du vécu, ce n’est pas de la fiction. »

 

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Photo : Ela Barteczko

Combien de Nadine ? Et surtout combien de temps encore ?

Si comme moi, ce récit vous remue les tripes, vous enrage et vous donne envie de gueuler, vous en trouverez la source ICI.

En ce qui me concerne, mon choix est fait.

 

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28 novembre 2011

Pavel Titovich

J'ai souvent parlé ici des émotions suscitées par une rencontre entre le travail d'un photographe, l'actualité ou des sentiments personnels qui orientent notre regard, créent une sensibilité toute particulière.

J'ai découvert le travail de Pavel Titovich dernièrement. En passant sur le site d'Art Nudes. J'ai effectué des recherches et j'ai découvert un photographe dont quasiment chaque photo me raconte une histoire, qui vous fait entrer dans un univers particulier fait de poésie et de révolte muette. Un grand moment de plaisir et de sensations. Encore faut-il être réceptif et attentif aux petits détails qui éclairent la photo d'une lumière subtile.

Il y a quelques jours c'était la journée contre la violence faite aux femmes. Je voulais réaliser ce post à cette occasion avec les photos de Pavel Titovich, sélectionnées avec cet éclairage. Donc partiel et un peu réducteur. Je voudrais vous engager à découvrir en détail le travail de ce photographe, qui ne se résume pas qu'à mon seul éclairage.

Vous retrouverez son travail ici :

Toujours dans l'esprit de la journée contre la violence faite aux femmes, je voudrais vous inciter à écouter avec attention les paroles de la chanson d'Yves Jamait : je passais par hasard.

 

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22 novembre 2011

Hommage à Ferrat

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29 octobre 2011

Il faut libérer Salah Hamouri à la date prévue !!!

Salah Hamouri, franco-palestinien a 26 ans. Il est en passe de finir de purger une peine de prison de 7 ans, après avoir été condamné par un tribunal militaire israélien en territoire occupé (ce qui est contraire au droit international), pour "intention" d'atttentat contre un Rabin d'extrême-droite, sans jamais que la moindre preuve ait été produite. Il est menacé d'une double voire triple peine : 140 jours de prison supplémentaires et l'expulsion à l'étranger car palestinien de Jérusalem-Est, il n'a aucun statut d'habitant en Israël.

 

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Vous trouverez ci-dessous la lettre adressée à l'Ambassadeur d'Israël en France pour réclamer sa libération.

Paris, le 27 octobre 2011

  

Monsieur Yossi Gal

Ambassadeur d’Israël en France

3, rue Rabelais

75008 Paris

 

Monsieur l’Ambassadeur,

Notre compatriote Salah Hamouri, 26 ans, qui est emprisonné depuis le 13 mars 2005 en Israël a été condamné à une peine de 6 ans, 8 mois et 15 jours de prison – ainsi qu’en atteste formellement un document officiel du CICR remis à sa famille (document joint).  Salah Hamouri est donc libérable le 28 novembre prochain.

Le 25 octobre dernier, vous avez rencontré le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères, M. Alain Juppé qui, selon ses dires, est de nouveau intervenu auprès de vous pour que Salah Hamouri sorte de  prison le « plus vite possible ». Or, le lendemain de cette rencontre, la porte-parole de l’administration pénitentiaire israélienne, Madame Sivan Weizman, indiquait que Salah Hamouri ne sortirait pas avant le 12 mars 2012. La « raison » invoquée est proprement incroyable : les prisons israéliennes ne seraient plus, du fait de la libération de 1.027 prisonniers palestiniens, en situation de surpopulation carcérale ! Et donc Salah Hamouri pourrait faire 7 ans de prison et non pas 6 ans, 8 mois et 15 jours comme strictement indiqué.

Cette annonce, totalement injuste et arbitraire, soulève une profonde indignation en France.

Israël déclare hautement être un « Etat de droit ». Il ne peut laisser bafouer ce même droit de manière aussi éclatante. Dans un Etat de droit l’administration pénitentiaire ne peut dicter le droit mais doit l’appliquer.

Au nom du « Comité national de soutien à Salah Hamouri » qui regroupe au plan politique toutes les sensibilités qui existent en France, je vous demande donc instamment d’intervenir auprès de vos autorités afin que le droit soit respecté et que notre compatriote sorte à la date qui est formellement prévue, c'est-à-dire le 28 novembre prochain afin qu’il regagne enfin ses foyers à Jérusalem. 

Pour terminer, je me permets de souligner une évidence qui n’est pas seconde : l’image de votre pays, en France et dans le monde où le cas de Salah Hamouri est connu, sera affectée et aura à souffrir sérieusement si les responsables israéliens ne font pas appliquer le droit.  

Dans l’attente,

Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur l’Ambassadeur, l’expression de  mes salutations distinguées.

  

M. Jean-Claude Lefort

Député honoraire

Coordinateur du

Comité de soutien

 

 

PS : J’envoie une copie de ce courrier à Monsieur Alain Juppé, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères

 

Vous pouvez vous aussi exiger la libération de Salah en envoyant des mails à l'Ambassade d'Israël en France à l'adresse mail suivante : 

information@paris.mfa.gov.il

 

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27 octobre 2011

Bon anniversaire

Ce blog ne serait pas ce qu'il est sans la complicité que j'ai avec une amie. Depuis 2005 nous partageons, nous échangeons, nous nous chamaillons autour des photographes. Nous mutualisons nos découvertes respectives, l'un aime, l'autre non. Nos goûts évoluent, se rejoigent, divergent, la vie en somme !

Mais tous les deux, nous nous sommes pris au jeu et avons basculé dans l'envie de faire nos propres photos. Moi en bricolant, elle en évoluant vers de plus en plus de qualité.

La photo ci-dessous résume parfaitement cette complicité. Pour elle la réalisation, moi jouant avec son cliché brut au niveau cadrage, essayant un traitement que pour une fois elle n'a pas trouvé trop sommaire... Sourire.

Je nous l'offre avec son accord. En cliquant sur la photo, vous visiterez son blog qui aura 2 ans le 28 octobre.

 

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Bon anniversaire le blog et bonne continuation. Et demain laissez lui un petit mot, mais moi je ne vous ai rien dit... Chut !

 

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