Exigeant

P.R.I.V.E.

01 octobre 2008

3

3.
Chiffre oh combien symbolique !
Symbole pour moi ce soir d'une durée.
Durée de vie, d'envies, de partages, de rencontres.
Des coups de gueule, des coups de blues, des fous rires, des larmes de joie comme les filles, des larmes qui broient.
Du noir, du rouge, du bleu, du marron, du vert (faut pas oublier le vert !), d'arcs-en-ciel, de feux follets.
Palettes données, reçues, partagées.
Plaisirs, envies, besoins tout ceci mélangé, à tour de rôle, attentifs, à l'écoute des non-dits et me plantant plus qu'à mon tour.

3, complicités.

En bref la vie !

Merci à mes ailes...

Vie de passions, en réaction aussi. C'est pourquoi vous trouverez ci-dessous 3 photos découvertes par Nérilka ici.

La violence, même verbale, faite aux femmes est une monstruosité !!!


So3



So1




So2



--@--

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16 janvier 2007

Miss Tic

Pour sa poésie
Pour jouer avec ses mots
Pour son ambiguïté
Pour ses dessins
Pour jouer avec ses idées
... quelques images de l'art mural de Miss Tic,
de ses pochoirs disséminés dans les rues de Paris...
En vrac, à vous de découvrir les autres...

Et un livre...

 

regardemoi2



m_Art_du_d_sir



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misstic08



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Merci à toi de le dire ici.

 

Il m'en manque une... sourire


2006__31_


Juste pour Elsa !

Exigeant

 

 


Posté par Nerilka_m à 00:12 - Nerilka - Commentaires [11] - Permalien [#]

14 décembre 2006

Lui ! Enfin !

The_Voyeur_and_the_Voyee



Il lui avait dit : "Je viendrai ce soir. A 20 heures."
Il lui avait dit : "Je te veux nue."
Il lui avait dit : "Je te veux offerte. Totalement offerte. Les yeux bandés."
Il lui avait dit : "Je te veux objet. Objet de mes plaisirs."

Elle avait simplement répondu "Oui", trop émue pour pouvoir prononcer un seul autre mot, et elle avait raccroché le téléphone le coeur battant, les jambes tremblantes, pensant : "Enfin...."

Enfin il acceptait de la voir, enfin elle allait le rencontrer, enfin elle allait assouvir cette faim, ce désir douloureux qu'elle avait de lui, d'être à lui,  ce besoin d'appartenance, enfin elle allait connaître son odeur, le goût de sa peau, la force de ses bras, le contact de son corps, enfin elle allait brûler sous ses doigts, obéir,  se soumettre, vibrer, trembler, gémir, pleurer, crier, jouir, par lui, pour lui, enfin, enfin, enfin...

Elle passa le reste de la journée dans un état second, son esprit navigant entre les détails pratiques, et les visions qui sans cesse venaient la perturber, se demandant comment être cet objet qu'il souhaitait, s'inquiétant de ce qu'il attendait d'elle, mais prête à tout accepter de lui, dans ses oreilles résonnait encore ce seul mot qu'elle avait pu dire, ce "Oui", et elle se sentait n'être que cela, qu'un immense oui à Lui, à tout ce qu'il voudrait, lui laisser tous les pouvoirs... Juste un abandon d'elle même, se vider d'elle même pour se remplir de lui, sortir de sa peau, sortir de sa volonté, de sa dignité, ne plus être elle mais simplement être Sa chose, Son objet, Son jouet...

Il devait être parfait cet objet, elle passa des heures à la salle de bain, frottant limant ponçant épilant hydratant, jusqu'à être parfaitement lisse, parfaitement douce, elle imaginait ses mains sur elle et se voulait fondante, soyeuse, et en même temps elle pensait à tout ce qu'elle avait pu oublier, voyons, l'aspirateur c'est fait, il a dit nue, un souci de moins, mais il n'a pas dit sans bijoux, donc pourquoi pas ces bracelets, et puis ces chaussures aussi, les chaussures ça ne compte pas, et puis elle était si petite...

Enfin elle fut prête, coiffée, légèrement maquillée et parfumée, aussi belle que possible. Elle déplaça le fauteuil afin qu'il soit face à la porte et qu'elle soit la première et la seule image qu'il verrait lorsqu'il entrerait, prépara un whisky,  mit le bandeau sur ses yeux, et attendit...

L'esprit libéré de tous les détails matériels, à l'abri derrière son bandeau, elle n'était plus qu'attente, qu'impatiente patience. Instinctivement elle s'était placée en position foetale, les bras autour de de ses genoux, traversée par des frissons ou des vagues d'excitation, elle avait chaud, elle avait froid, elle s'abandonnait aux émotions, aux images qui l'envahissaient, sentait plus que jamais ce désir qui la rongeait, ses envies, ses espoirs, ses rêves...

Enfin elle entendit la porte s'ouvrir, des pas feutrés sur le tapis, totalement concentrée sur les sons elle en oubliait de respirer. En apnée, elle était sur "pause" comme un film arrêté, le temps figé, le silence.

Et puis le film se remit en marche avec le son de sa voix, elle n'en entendait que la musique ne comprenait pas le sens, elle ne pouvait penser à nouveau que "Enfin, enfin nous y sommes, enfin...".
Que disait il au juste ? "Offre toi, ouvre toi, écarte les bras et les jambes."

Lentement elle se déplia, quittant sa position enfantine, luttant de toutes ses forces contre sa pudeur, ses pensées de raisonneuse, la conscience de ses imperfections, ses inquiétudes, ses angoisses, ses craintes de ne pas lui plaire, ses peurs, et sa pudeur encore, elle savait qu'il connaissait tout cela, qu'il attendait patiemment, qu'il s'en délectait même, et elle continuait à se déplier, à s'écarter, à s'ouvrir, jusqu'à n'être plus qu'offrande, jusqu'à laisser son désir de lui prendre toute la place en elle, gommer tout le reste, jusqu'à n'être plus que cette dépendance, que ce désir, que cette offrande, ce don,  ce cadeau. Soumise. Elle sentait son ventre, ses seins, son sexe, tout son corps hurler en silence, l'espérer, le réclamer,  l'attendre, le prier, le supplier, affamés, avides de son contact, ses mains, ses caresses, sa bouche, son sexe, ses coups, ses ordres, n'importe quoi mais Lui, enfin... .

Elle eut l'impression qu'il s'était écoulé des heures lorsqu'elle entendit à nouveau sa voix qui disait : "Merci. Reste ainsi, pense à moi. Je reviendrai lorsque tu me désireras assez..."

Et la porte se referma.

Nerilka

Merci à toi, pour ces mots, tes premiers mots... sourire


Posté par Exigeant à 22:45 - Nerilka - Commentaires [21] - Permalien [#]

28 décembre 2005

Hassan Massoudy

Il y a déjà un moment que j'espère ouvrir mon blog à d'autres sensibilités que la mienne. A d'autres regards, à d'autres vies.

Je suis heureux de la décision de Nerilka de nous faire partager une forme d'expression artistique que je méconnais totalement : la calligraphie.
Nous échangeons elle et moi, pas mal de choses. Elle m'a fait découvrir de nouveaux photographes, de nouveaux blogs.

J'espère que ce sera le premier d'une longue suite d'articles...sourire.


Hassan Massoudy, artiste du signe

Quand le sens des mots se transforme en traits ou arabesques, courbes, couleurs et blancs, quand la calligraphie remplace l'image pour mieux ouvrir l'imaginaire et nous procure une autre émotion par la célébration de l'invisible...

Les calligraphes arabes pensent que leur art est une géométrie de l'âme énoncée par le corps, permettant de révéler l'être secret du mot. Hassan Massoudy se définit comme un artisan qui au bout d'un long voyage s'aperçoit qu'il est devenu un artiste. Et comme tout artiste il est perpétuellement à la recherche du geste juste, du mouvement parfait, de la couleur idéale, du point d'équilibre exact qui lui permettront de mettre en scène le signe, d'exprimer le sens le plus profond du mot ou des phrases qu'il choisit d'illustrer, tirées de ses lectures et représentant ses valeurs.

"La calligraphie est un art qui trace l'essence des choses et non le visible.
Toute la difficulté est de dialoguer avec l'invisible. [...]
Cette calligraphie reflète mes visions du monde, elle devient le désir que
le monde soit ainsi une nouvelle harmonie et une nouvelle liberté."

Hassan Massoudy

Pour moi chacun de ces calligrammes est une oeuvre d'art, et j'espère que tu l'aimeras autant que je l'aime, ainsi que tes lecteurs..

Nerilka

Pour en savoir plus :

http://www.lvnaute.com/massoudy/
http://perso.wanadoo.fr/hassan.massoudy/francais.htm

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Le plus beau message, parfait en ces temps de voeux de toutes sortes...

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"Paix et liberté"


En clin d'oeil à Exigeant...
t_quandilyaunevolonteilyatoujoursunchemin2
"Quand il y a une volonté il y a toujours un chemin."


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"Si tu diffères de moi, frère, loin de me léser, tu m'enrichis."  - Antoine de Saint-Exupery



t_jesuislefeu1
"Je suis le feu tapi dans la pierre; si tu es de ceux qui font jaillir l'étincelle, alors frappe !" - Ziadetallah, IX s


t_lasagessenestpasdanslaraison1
"La sagesse n'est pas dans la raison mais dans l'amour." - André Gide



t_lebonetlebeaurassemblentleshommes1
"Le bon et le beau unissent les hommes, le mal et le laid les divisent." - Tolstoï



t_lebonheurvientversceuxquicroientenlui1
"Le bonheur vient vers ceux qui croient en lui."


t_nepasprendresans1
"Ne pas prendre sans donner."

Et encore pour finir...

t_paixetliberte2v1

"Paix et liberté"


Tous ces calligrammes sont extraits du livre "Hassan Massoudy, Le chemin d'un calligraphe", éditions Phébus, et les images originales sont bien plus belles que mes scans.

Posté par Exigeant à 22:06 - Nerilka - Commentaires [3] - Permalien [#]


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